Mardi 1 mai 2007
Mardi 1er mai.

Nous quittons Phuket, sous la pluie. Anne rejoint l'aeroport de son cote, afin de retrouver la France ensoleillee. Ici aussi, nous subissons les changements du climat. La mousson est en avance d'un mois. Il y a eu quelques importantes averses ces derniers jours, mais nous etions bien loges, dans un bungalow en ciment. Heureusement ! Avec la clim, TV5 monde et notre jeu de Yam, nous avons pu passer le temps de maniere ludique, en attendant le retour d'une eclaircie.
Ah le confort... Nous apprecions ces rares moments ou nous avons droit a des vrais draps, a une nouvelle serviette chaque jour et a un lit digne de ce nom.
Clim. Pas clim. Ventilateur bruyant. Paillasses. Huttes en bambou. Avec ou sans moustiquaire. Insectes visqueux ou volants. Toilettes a la turc ou l'occidental. Salle de bains commune. Avec la television. Vue sur un mur ou sur un jardin. Bref, autant d'options qui nout sont proposees ou imposees depuis le debut de notre voyage. D'une envie de confort et d'une crainte d'avoir trop chaud, nous sommes devenus plus roots et plus courageux. Alors, direcrtion la salle de bains qu'on partage avec d'autres touristes. parfois. il suffit de fermer les yeux et d'aller vite. D'autres fois, la proprete est impressionnante.
Un souci d'economie nous guide souvent dans notre choix. Nous souhaitons poursuivre notre voyage le plus longtemps possible... Finalement, nous nous faisons a ces logements rudimentaires. A cote de ce que nous vivons la journee, ce n'est qu'un detail infime. Nous finissons par nous dire que nous pouvons vivre avec bien moins de choses qu'il y a quelques mois, meme si nous souhaitons parfois avoir bien plus que trois t-shirts et deux pantalons !
par KL & Jérôme publié dans : Thaïlande
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Mardi 1 mai 2007
Phang Nga. C'est une ville assez ordinaire, dont l'artere principale mene a un joli parc forestier. Le temps est humide et l'air moite, mais nous decidons "d'explorer "cette foret tropicale coute que coute. Au moins, les grands arbres et les feuilles geantes nout feront de l'ombre. Un joli papillon aux ailes rouges et noires nous suit le long du parcours, ou nous slalomons entre rochers, passerelles en bois ou en bambou, et fourmillieres peuplees d'habitantes rouges et croqueuses de chairs... Ce sont les vacances scolaires en Thailande, ce qui permet a quelques familles de passer la journee dans ce parc, pour pique-niquer et profiter des quelques points d'eau pour se rafraichir. Nous nous amusons toujours a les observer se baigner tout vetus de leurs vetements. Malgre la chaleur, on ne montre toujours pas une once de peau...

Au large de Phang Nga, se dessine le parc national maritime d'Ao Phang Nga. Notre bateau sillonne la mangrove dense et traverse des galeries creusees par l'eau dans ces immenses pains de sucre qui font la renommee de l'endroit. Il nous emmene jusqu'a l'ile de James Bond qui a servi de decor au film "L'homme au pistolet d'or", mais egalement dans une zone marecageuse, au milieu des grands rochers. Nous terminons notre croisiere dans un village mulsulman sur pilotis, a Ko Panyee. La-bas, des maisons sont construites autour d'une grande mosquee et dans les allees, les femmes nous alpaguent pour nous vendre des souvenirs kitsch. Nos sacs sont deja bien lourds, c'est dommage...
par KL & Jérôme publié dans : Thaïlande
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Mercredi 25 avril 2007
Nous avons debarque sur l'ile de Yao Noi, au large de Phang Nga et de Krabi. Sur le bateau qui nous emmene la-bas, la plupart des passagers sont musulmans. Nous quittons progressivement l'Asie bouddhiste, et dans quelques semaines nous serons en Malaisie, pour decouvrir un nouvel art de vivre et de nouvelles coutumes, une nouvelle religion.
En attendant, nous devons prendre le temps d'apprecier ce bout de terre, car l'arrivee est difficile. Face a notre bungalow, plutot rudimentaire, ou les moustiques peuvent penetrer a foisin, la plage ne ressemble pas a celle dont nous revons, pour nous delester de nos litres de transpiration. le sable est vaseux, et de nombreux rochers ou squattent huitres et moules se repandent tout le long du rivage. L'orage eclate, la pluie tombe a verse... Nous sommes un peu decus. Mais nous devons rentabiliser notre traversee. Nous decidons donc de louer deux motos le lendemain, enfin ces sortes de gros scooters de 125 cm3. Une premiere pour Anne ! Nous roulons sur les routes de l'ile et sommes enchantes de ce que nous y voyons : des forets d'heveas, des habitants accueillants et chaleureux, des buffles dans leur bain de boue, une vegetation luxuriante. Et puis, nous finissons par tropuver une plage plus agreable, qui fait face aux formations karstiques de phang Nga. L'eau est turquoise et bouillante, mais c'est un bonheur que de puivoir se prelasser dans l'eau. Comme quoi, explorer et prendre le temps de decouvrir, ca en vaut la peine !
Au bout du ponton d'un village de pecheur sur pilotis, nous apprecions un tres beau coucher de soleil, l'eternel spectacle qui nous rend heureux ! Plus heureux encore sommes-nous, lorsque nous degustins de delicieuses crevettes... Ben oui, nous ne parlons plus de nourriture, mais celle de la Thailande est toujours aussi savoureuse !
par KL & Jérôme publié dans : Thaïlande
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Dimanche 22 avril 2007
Nous essuyons quelques grosses averses avant d'arriver a Krabi. La saison des pluies demarre. la vegetation n'en sera que plus luxuriante et verte. Sur la route, c'est prometteur. Entre les milliers de cocotiers, de bananiers et d'arbres tropicaux, nous sommes eblouis par cette palette de verts. Ce qui nous change, en passant, de ces paysages, certes beaux, mais si secs des mois precedents.
Sejourner sur les iles de Phi Phi, au large de krabi et de Phuket, est plutot onereux. Nous optons donc pour le pack d'une journee qui nous permettra de voir un apercu de la region. Nous serons avec d'autres touristes, mais au moins, nous verrons et jugerons de nos propres yeux ces fameux cailloux qu'on dit magnifiques... Les thais sont actuellement en periode de grandes vacances et il y a moins de touristes occidentaux. Nous nous amusons a les observer nager, tout habilles, a se prendre en photos, avec le signe de la victoire.

Nos pieds apprecient les plages de sable blanc et fin de Maya Beach. Nos corps adorent voguer dans l'eau cristalline. Nos yeux scrutent chaque poisson colore, chaque corail qui s'offrent a nous. Du jaune, du turquoise, du rouge, du vert... Un arc-en-ciel sous-marin. Sur le site de Phi Phi Leh, il n'existe aucun logement ; les thais tentent de preserver ce site, tant mieux... Le bateau avance rapidement et nous rejoignons en fin de journee la fantastique plage de Bamboo island. Il nous est difficile de decrire cet endroit. Nous sommes juste beats. Comme des touristes qui usent et abusent de leur appareil photo pour fixer ces instants magiques. Comme des enfants a la mer qui barbotent dans l'eau. Comme des adultes heureux d'etre en vacances.
par KL & Jérôme publié dans : Thaïlande
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Samedi 21 avril 2007
Au revoir Bangkok ! L'idee de ne plus nous retrouver dans cette "ville-repere" est etrange, surtout que nous n'avons plus de reperes depuis six mois... Nous effectuons avec Anne le parcours classique touristique de la capitalt thai (le wat Phae Kaew, la maison de Jim Thompsom, un tour en tuk-tuk et surtout les centres commerciaux...)
Direction les "vacances" ! Nous rechargeons nos batteries sur l'ile de Ko Phayam, au large de Ranong, sur la cote d'Andaman. Un repos plus que merite, apres ces quelques mois de visites, de decouvertes, de transports lents et inconfortables ! Plaignez-nous....

Ko Phayam : 500 habitants, des noix de cajou, des crevettes, des ananas
Ko Phayam : notre super bungalow face a la mer (on recommande le Bamboo Bungalows), une douche qui permet de scruter le ciel etoile
Ko Phayam : la plage deserte, la mer vide, des couchers de soleil a en couper le souffle, les grosses vagues (qui permettront a Jerome de se remettre au body board), les filaos qui donnent un semblant d'ombre.
Ko Phayam : quatre jours de repos, de detente sur une ile ou les bungalows se confondent dans la nature. Aucun grand complexe hotelier n'est encore venu abimer la cote. C'est un pur bonheur que de se retrouver sur ce bout de paradis, ou le temps s'est arrete. Plus de quinze heures de route... Ca valait bien ca ! Anne experimente ainsi notre rythme de vie de "routards'...
Jerome a peche son premier barracuda ! Miracle ! Nous n'avons pas transporte ces cinq kilos de materiel de peche pour rien... Le probleme,c'est que personne n'etait la pour temoigner !!!

Nous quittons cette petite ile pour rejoindre Krabi.... Nous partons visiter Ko Phi Phi... histoire de poursuivre nos vacances !

A tous, faites le bon choix ! Dimanche est un grand jour, et malheureusement, il nous a ete impossible de faire une procuration. Pour nous consoler, nous serons au bord de la plage
par KL & Jérôme publié dans : Thaïlande
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Samedi 17 mars 2007
Par Vladimir B.

Alors que l’actualité française est rythmée aux grés des sondages que suit avec passion la majorité de nos concitoyens, nous nous retrouvons régulièrement pour suivre les aventures de Kim Ly et Jérôme sur ce blog. Un dépaysement momentané salvateur (surtout quand on est au bureau) par la lecture de récits qui ont souvent l’intérêt de chercher à retranscrire l’ensemble des sensations ressenties par nos deux aventuriers durant la ou les journées écoulées. Souvent, tout y est décrit : les paysages, les bruits, les odeurs, mais aussi les frissons et les bouffées de chaleur, qu’elles aient été provoquées par le climat ou par ou par des personnes… Ainsi, hormis l’amitié voir l’amour qui nous lient à eux (je t’aime Jérôme), Tuyet Nhung (la jolie sœur de Kim Ly) et moi-même (Vladimir, veste rouge, toque ébouriffée sur les photos) avions hâte de les rejoindre et de vivre, nous aussi, quelques instants magiques ou, en tout cas, quelques jours coupés de tout. C’est ainsi que nous avons débarqué à Bangkok. Ensuite, tout s’est enchaîné de façon tellement rapide que j’ai mis une semaine à faire le tri et à rédiger à leur demande ce petit article sensé décrire notre vision de leur démarche et de leur quotidien. Et j’y viens :

Quand on découvre le blog de nos deux bourlingueurs, on se pose bien des questions, encore plus quand on lit ce qu’il y a entre les images (autocritique). Et parmi ces questions, j’en choisirai deux très générales, susceptibles l’une et l’autre de générer chez les débateurs polémiques voir agacement : pourquoi ce voyage et pourquoi ce blog ? Les premières réponses venant à l’esprit sont : l’enrichissement personnel et le partage. Ainsi, comme décrit plus haut, chaque article fait référence à des événements vécus et tente de le décrire le plus précisément possible. Donc du point de vue de Kim Ly et Jérôme, l’évidence est que ce blog leur permet de garder contact avec leur famille, leurs amis, leur culture, tout en permettant à tout un chacun de partager leurs découvertes et expériences. Toutefois, à partir du moment ou KL et J ont créé ce blog, leur « bébé » leur a échappé et se retrouve avec 400 parrains hebdomadaires (affluence moyenne) en droit de critiquer la façon dont il est élevé ! Personnellement, je n’émettrai pas de critique négative. Certes il y a toujours une part d’exhibitionnisme dans une telle démarche, mais en ayant vécu à leurs côtés, j’ai pu saisir à quel point la rédaction de ce blog pouvait autant les amener à penser, trier et même apprécier encore d’avantage les évènements vécus. J’en arrive (enfin) à ce que j’ai retenu de cette aventure et ce que je pense de leur voyage. Ce dernier a été préparé minutieusement, financé grâce à une rigueur financière que l’on pourrait résumer par un mot italien : spaghetti. Ils ont beaucoup étudié, beaucoup lu, passé beaucoup de temps à choisir/sélectionner, mais ils ont surtout fait une chose : ils l’ont fait. Et les personnes que nous avons retrouvées après 4 mois d’aventures ne sont pas les mêmes personnes que nous avions quittées il y a 4 mois. Ils ont été enrichis par tout ce qu’ils ont vécu. Loin d’être devenus des babas-cool mystiques désireux de monter une guest-house au fin fond du Laos et de fuir toutes les réalités de l’économie de marché, ils ont, au contraire, plus que jamais conscience qu’ou que ce soit, les problèmes sont les mêmes : argent, maladie, discrimination, mais que dans ces pays qui sont plus pauvres que notre vieille France (patience c’est en train de changer) on cherche d’avantage à survivre qu’autre chose. C’est sans doute de là d’où vient l’obsession des asiatiques pour l’argent, mais aussi leur générosité et leur gentillesse spontanée. Car, quand on a rien à perdre, on a tout à gagner et on a souvent moins peur de l’inconnu. Pour revenir à notre sujet, leur connaissance de ces mondes, qu’ils essayent de nous transmettre, leur permettra sans nul doute de poursuivre leur vie future avec de nouvelles armes, intellectuelles et même spirituelles qui leur permettront de mieux gérer les soucis quotidiens, qu’ils soient graves ou, bien souvent, superficiels.

Pour finir, (j’imagine que peu de personnes auront tenu jusque là alors bienvenu dans la conclusion) je dirai que tandis que nous sommes tous obsédés par la malbouffe et la quête d’une vie plus longue, Kim Ly et Jérôme pose une autre question, celle de ce concept qui fait l’objet de tant de débats mais que l’on oublie trop souvent de chercher véritablement et efficacement : le bonheur. Vivre le plus longtemps une vie sans saveur est-il si intéressant que cela ? Etre en bonne santé (chance parmi les chances) mais ne pas en profiter et se la gâcher avec des futilités est-il nécessaire ? En effet, l’argent est quelque chose d’indispensable pour évoluer au mieux sur cette planète (ce voyage, impossible à réaliser sans argent en est la preuve), mais on peut toutefois se poser des questions sur les satisfactions matérielles qu’il procure et aux choix erronés qu’il nous amène souvent à faire. Nous qui lisons ce blog devant notre écran d’ordinateur, assis à notre bureau, au boulot, pourquoi n’en ferions-nous pas autant ? Ce voyage avec tout ce qu’il implique, effectué grâce à l’effort « contre-nature » (adieu les soldes) qu’on effectués Kim Ly et Jérôme en se privant durant plusieurs mois vaut selon moi, cent fois plus que n’importe quel home cinéma, n’importe quelle collection de DVD et n’importe quelle console de jeux vidéos. En plus, je les ai trouvés plus affûtés qu’après 4 mois dans n’importe quelle salle de gym à 1300 euros l’année ! Tout est finalement question de priorités, mais surtout de volonté. C’est sans doute, en plus des merveilleuses expériences qu’ils nous racontent et qu’on a pu vivre à leurs côtés, la leçon que je retiens de ce blog et de ces presque-2 semaines qu’ils ont partagées avec nous. Oui, le bonheur parfois ça se rencontre, mais le plus souvent ça se provoque et/ou ça se crée.

Merci et bons voyages…

NB de KL : enfin, pour la vraie version, on ne s'est pas trop prives de vin, biere et fromage... Et merci pour ces mots...
par Vladimir publié dans : Thaïlande
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