Mercredi 1 août 2007

La parc national de Bako. Notre derniere etape malaise. Une des cerises sur la gateau. La nature nous a fait une belle demonstration de ce qu'elle sait si bien faire et l'Homme nous prouve qu'il est encore capable d'en preserver ses richesses.

A seulement une heure de Kuching, ce parc n'est accessible qu'en bateau. En effet, borde par des falaises, des criques de riches mangroves,et des plages, il fait face a la Mer de Chine Meridionale. Nous imaginons qu'aucune route terrestre n'y donne acces, pour eviter toute pollution atmospherique ou sonore. Le calme regne ici, condition absolue pour observer la faune qui survit encore ici, protegee par la loi de tous les braconniers. Le parc offre la possibilite de randonner sur de multiples sentiers, a divers degres de difficultes. Un vrai plaisir ! De la mangrove aux sentiers traces dans la jungle, en passant par des hauts plateaux calcaires, nous nous regalons de quelques heures de marche quotidiennes. La vegetation est variee : sept types sur une surface de 27 km2 seulement ! Un des rares endroits au monde, ou nous pouvons retrouver autant de diversite. Sur notre chemin, nous trouverons quatre a cinq especes de plantes carnivores (Nepenthes), des grands arbres aux lianes envahissantes, des feuilles de toutes les dimensions possibles et imaginables, de la mousse qui borde les chemins de sable ou de terre, des ruisseaux d'eau rouge, impregnee de fer. Et puis toujours au bout d'un sentier, une vue resplendissante sur une plage ou sur le parc.
Lorsque nous ne sommes pas en balade, nous flanons du cote de la mangrove, a proximite des bureaux du parc. La-bas, dans cet environnement riche en vie animale et vegetale, viennent se nourrir chaque jour les probyscus, ces grands singes au gros nez et a l'estomac gonfle. Les grands males patauds, les plus petits agiles, sautent d'arbre en arbre, jusqu'a trouver les meilleurs. Ils s'y posent et squattent un moment, cueillant nonchalemment toutes les jeunes pousses, leur repas prefere. Et puis parfois, briusquement, ils s'elancent vers une autre branche, emportant la precedente au passage ! Nous aimons reperer qu loin leur pelage roux et nous rendre vers eux pour les admirer. C'est une espece endemique a Borneo, protegee. Il n'en reste que peu actuellement. En dehors de ces impressionnants primates, nous evitons soigneusement les macaques sournois, prets a bondir sur vous si par malchance vous portez un sac de nourriture sur vous. Fourbes ils le sont... Ils parviennent meme a penetrer dans les chambres ou les visiteurs logent, si par megarde la fenetre ou la porte restent ouvertes. Nous avons egalement droit a la visite des Langur argente (Silver-leaf monkeys), qui se deplacent par bande de trente a quarante, pour le plaisir de nos yeux ! La vie animale a Bako est animee... A quelques metres de notre chambre sqattent un lemurien volant, mais egalement une vipere verte venimeuse, sur un arbre. Pourvue qu'elle ne bouge pas...
Quatre jours tres agreables a Bako. Des couchers de soleil incroyables. Une serenite rare. Un endroit magique que nous recommandons a tous les amoureux de la nature.

De notre passage ici, nous nous posons toujours des milliers de questions sur la proctection des especes en voie de disparition et celle des surfaces boisees, poumons de la terre. Il est aujourd'hui bien difficile de trouver des solutions ideales, notamment dans des pays ou les populations vivent et dependent de cette nature. Nous ne sommes memes pas surs que les amendes et les quelques annees d'emprisonnement fassent peur aux braconniers. Alors deja, dans un premier temps, nous tenions a souligner le superbe travail realise par le Sarawak Forestry (qui participe a la protection de Bako, des orang-outans etc), qui nous permet humblement d'observer encore tant de vies.

par KL & Jérôme publié dans : Malaisie
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Mercredi 1 août 2007

Nous posons nos sacs a Kuching, qui nous offre la possibilite de rayonner dans ses environs. Notre passage dans la ville est l'occasion de visiter des musees tres interessants sur l'histoire du Sarawak, de ses differentes tribus et des nombreuses especes animales qui la peuplent. Le marche du week-end est egalement un passage obligatoire, malgre les fortes averses qui s'abattent quotidiennement sur la ville. Ce marche abonde de fruits et de legumes apportes par les paysans qui vivent aux alentours. Aupres de certains etals, nous humons l'odeur que degagent des poissons de toute taille (parfois, un vrai dommage ecologique...), odeur que nous fuyons tres rapidement pour retrouver celle plus agreable des plantes et des fleurs exotiques !

Apres le centre de rehabilitation des orang-outans de Semmengoh, nous nous lancons dans la visite du centre culturel du sarawak, qui offre la possibilite d'admirer tous les styles architecturaus du Sarawak. Dotee d'une vraie vie tribale, nous apprenons de maniere ludique comment les differentes minorites vivent parfois encore. Les construction en bois sont tres belles, notamment les maisons longues Iban ou Melayan. C'est un beau condense de tout ce que nous n'avons pas pu visiter depuis notre arrivee sur Borneo... Autant en profiter !

Nous prenons ensuite la direction de Sematan, un petit village de pecheurs, a plus de deux heures de Kuching. Nous nous imaginions passer des journees agreables la-bas, decouvrir une vie locale animee et de jolies plages... Il n'en est rien de cela ! C'est la loose ! Une destination-erreur, comme on sait parfois en trouver ! Le village est triste a mourir, il y a peu peu d'animation et une plage vaseuse nous permet tout de meme de nous degourdir les jambes. En plus de cette a mosphere morose, l'hotel du village est d'un standing plutot mediocre, ce qui ne nous remonte pas plus le moral. Heureusement, les habitants du coin restent gentils. Mais, nous sentons bien que nous suscitons leur curiosite. Que pouvons-nous bien faire dans ce trou paume, doivent-ils penser... Il est des jours pendant un voyage ou l'on ne peut pas tout reussir... En voici un bon exemple. Parfois, une lueur de tristesse se laisse glisser dans nos regards ou dans nos voix. Mais tres vite, nous nous rendons compte de notre chance...

Hors de question donc de s'attarder dans ce village-un-peu-fantome... Nous voila de retour a Kuching pour preparer notre prochaine viree dans le parc national de Bako.

par KL & Jérôme publié dans : Malaisie
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Mardi 24 juillet 2007

Kuching et ses environs, notre derniere etape malaise. Kuching est la ville la plus importante de de Borneo, celle aussi ou le taux de pluviometrie est l'un des plus eleves au monde. Nous sommes a quelques degres de latitude au nord de l'equateur, et ne pouvons donc echapper aux grandes averses tropicales.

Apres l'experience plutot decevante du centre de rehabilitation des orang-outans de Sepilok, nous decidons de la renouveler, mais du cote de Semenggoh, a quelques kilometres de Kuching. Le beau temps semble etre de la partie et deja, a 8h30, nous debarquons dans un centre mieux amenage, dans un cadre "naturel" plus agreable. Le droit d'entree est dix fois moins cher et nous n'avons pas a debourser un ringgit pour l'usage de notre appareil photo.
Deja, a l'approche du centre, nous voyons quelques touristes, la tete en l'air et l'air ebahi... Un de ces primates roux est deja la, au rendez-vous du petit dejeuner. En ce moment, la jungle dans laquelle lui et les autres evoluent librement n'offre pas de fruits. Ils sont donc incites a rejoindre le centre pour trouver des fruits. L'agile orang-outan, de bonne humeur, cabriole et avec agilite se faufile d'arbre en arbre. Nous sommes comme des enfants, a la vue de cet animal, qui degage une aura magique. Le centre abrite vingt-trois orang-outan, dont certains sont nes il y a peu de temps. Nous aurons la chance d'en voir au moins sept !!! Deux meres et leurs bebes, protectrices a souhait. Les guides nous deconseillent de trop les approcher. Une morsure de leur part nous vaudrait un sejour a l'hopital...  Les meres se nourrissent de leur cotes, tandis que les jeunes s'entrainent a s'elancer d'arbre en arbre plus loin. Ils sont plutot patauds, mais restent toujours plus agiles que nous ! En haut d'une haute branche, un autre orang-outan se balance, avec une amplitude impressionnante, afin de pouvoir en atteindre une autre.

Enfin, le moment magique pour nous reste l'arrivee du grand male dominant Richie. Entre deux branches feuillues, une lourde fourrure orange avance doucement vers la plateforme ou sont poses bananes, papayes et noix de coco. Il casse une lourde branche lors de son passage, tellement il doit etre imposant. Et il l'est, croyez-nous ! A deux metres de nous, fait face un enorme primate, au regard doux. Il ne lache jamais la corde (comme ses autres pairs), tendue entre un arbre et la plateforme. Elle lui permettra de se hisser pour vite fuir le danger. Il est la, nonchalant, arrachant avec vigueur l'ecorce de la noix de coco, et croquant a pleines dents dans ce fruit si dur ! Nous restons devant lui, admiratifs et heureux de voir qu'il existe encore des orang-outans qui sont proteges. Richie et les autres evoluent sur une superficie suffisante, mais ne pourront jamais vraiment sortir de ce cadre. Dehors, ils risqueraient d'etre tues par d'autres orang-outans, ou par des braconniers sans scrupules. Il y en malheureusement encore beaucoup...

par KL & Jérôme publié dans : Malaisie
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Dimanche 22 juillet 2007

Le Twin Otter de la FAX, compagnie aerienne specialisee dans les vols en zone rurale de Borneo, est la, sur la piste devant nous. C'est un vrai coucou a helices, qui ne peut transporter que dix-neuf passagers et peu de bagages. C'est le seul moyen pour nous de rallier le village de Bario. Nous retrouvons a bord, par hasard, un pere francais et ses deux enfants qui partent pour l'aventure a Bario (rencontres sur l'ile de Sipadan), comme nous. Nous faisons partie de ces quelques touristes qui ne savent ce qui les attend vraiment dans cette vallee qui est situee dans la region des Kelabit. Le temps est ensoleille et la vue est imprenable. En dessous de nous et au loin, un tapis vert s'etend. Des hectares de jungle a l'infini...

Apres un stop au village de Murundi ou l'equpe de la FAX charge a bloc les soutes d el'avion de marchandises pour Bario, nous arrivons enfin a destination. Devant nous, un des plus petits aeroports que nous ayons l'occasion de voir, et des habitants venus voir les avion atterrir...

Sur les conseils d'une dame de Miri, nous cherchons une certaine Nancy. Par chance, la voila, accueillant une famille Suisse. Elle semble deviner que nous la cherchons et vient a notre rencontre. Nancy et Harris (ils sont a la mode pour les prenoms a Bario !) sont proprietaires d'un des nombreux "Homestays" de Bario, qui recoivent des touristes perdus, venus chercher le calme et la nature. Ce sejour chez l'habitant est bien different de celui que nous avions vecu avec Florent et Seb ! Ici, tout parait plus chaleureux et rode ! Les chambres sont d'une proprete indeniable et entre deux balades nous avons droit a des repas gargantuesques et delicieux ! Des ingredients pour la plupart venus en Twin Otter de Miri ou encore cueillis dans la jungle. Nous nous baladons le long des rizieres, qui ressemblent plus a des lacs, et decouvrons les maisons longues qui abritent des familles de Kelabit et des Indonesiens venus chercher du travail. Les Kelabit font partie de ces ethnies tres accueillantes, qui ont subi l'influence des Britanniques. Au temps de la colonisation et a la demande des Anglais, les Kelabits se sont convertis au christianisme (Une eglise dans chaque village..) et ont delaisse leurs traditions. L'anglais s'est mele a leur langue. Les hommes et les femmes, dont les corps entiers sont tatoues et dont les lobes sont tombants jusqu'aux epaules, font desormais partie des anciennes, tres anciennes generations. Mais certains Kelabit se battent pour retablir leurs traditions, dans le cadre de programmes speciaux.

La region de Bario est egalement victime de la deforestation grandissante. Les firmes qui commercialisent le bois se frottent les mains au Sarawak ! Les habitants de Bario refusent d'etre relies par la route, afin de preserver leur foret. Une route serait une raison supplementaire pour deforester...

Bario est un village perdu, qui vit des episodes a la "Desperate Housewives" (les petites histoires entre familles sont tres amusantes a suivre...), mais qui semble survivre ! Il n'y a que quelques cabines telephoniqes et un cafe internet qui permettent de rester en lien avec le reste de l'humanite ! Pour rejoindre Miri, au nord, il suffit de rejoindre une riviere, prendre un bateau pendant trois heures et rejoindre ensuite la route qui mene a la grande ville, pour la courte duree de douze heures... Du coup, l'avion est le seul moyen rapide de quitter et de rejoindre Bario.
Les epiceries vendent le strict minimum a des prix exorbitants et l'ecole accueuille les enfants de tous les environs. En effet, il existe des villages encore plus paumes, sans telephone, ni ecole, ni echoppes... Pa Lungan fait partie de ces trous ! Nous y sejournons une nuit, apres avoir suivi un guide Kelabit et son buffle (tres lent...), a travers la jungle et grimpe quelques plateaux qui nous rappellent les Alpes. La jungle est sublime, abritant de grands arbres et une vegetation parfois endemique a Borneo. Les hommes ont creuse a la main cette route, tantot sablonneuse, tantot boueuse, qui relie le village a Bario, voila une quarantaine d'annee. En arrivant a Pa Lungan, le temps s'est encore plus arrete qu'a Bario. Les quelques 90 habitants vivent de la chasse (du cochon sauvage, du porc-epique, du cervide), de la cueillette, avec un ou deux generateurs qui alimentent les familles les plus aisees. Notre guide fait partie de ces dernieres, et fait profiter le village de sa television et de son satellite !!! (chaque soir une dixaine de personnes viennent suivre le feuilleton du style "Les feux de l'amour"). La modernite a su se faire une place malgre tout ! Nous nous etonnons encore de leur priorites, mais admirons leur capacite a vivre si modestement...

Ce qui nous fait aimer Bario, c'est surement notre rencontre avec Nancy. Une fille de la ville qui a suivi son mari Kelabit jusque dans son village, lorsqu'elle avait vingt ans. Elle s'est battue pour survivre, et fait vivre ses cinq enfants, passant ses premieres annees a Bario, a ramasser du sable et a cueillir des herbes pour les revendre. Avec emotion, simplicite et serenite, elle nous livre sa vie et ses envies. Aujourd'hui, avec sa foi en Dieu et en elle-meme, elle reussit dans son business et se permet des vacances en dehors de la Malaisie. Elle a su prendre soin de nous, nous a fait decouvrir l'exellent riz et les juteux et sucres ananas de Bario. Un de ses prochains objectifs est de faire ramener son nouveau 4X4 de Miri. Il suffira de le conduire jusqu'a un embarcadere, pendant douze heures, le demonter pour le transporter sur un bateau, et le remonter ensuite a l'arrivee, a quelques heures de Bario, avant de le ramener chez eux, chez Nancy et Harris. Tout simplement... Qui a dit que c'etait dur de vivre a Bario ?
par KL & Jérôme publié dans : Malaisie
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Vendredi 13 juillet 2007

La tempete s'abat  dans le port de Kota Kinabalu. Hmmm, ca tombe bien, nous devons prendre un bateau pour rejoindre l'ile de Labuan,  et  enchainer avec une autre croisiere en direction de Brunei. Jerome reste rassurant, le ferry semblant repondre aux normes de securite. Le vent souffle tres fort et la mer devient de plus en plus houleuse. Nous embarquons avec une heure de retard... Nous rions de l'effet "manege" une fois le bateau en mer. Ca tangue dans tous les sens, et bientot, les premiers vomissements se font entendre. Lorsque nous n'avons pas les yeux fermes, nous voyons le bateau s'enfoncer dans les vagues. Impossible de fixer l'horizon, il n'y en a plus... Seulement d'enormes masses d'eau qui semblent vouloir nous avaler. En quelques minutes, le visage de Jerome devient tout vert... Heureusement, KL dispose toujours d'un sac plastique dans son sac a dos fourre-tout, et surtout elle, sait rester digne ! Quatre vomis plus tard, et quelques heures de bateau en plus, nous voila debarques sur Brunei, sous le soleil. 

Nous nous attendions a une "Singapour" moins pimpante. Et bien, nous avions raison ! Tout est plutot modeste et calme dans la capitale Bandar Seri Begawan. Les rues sont desertes, ornees de photos du sultan, en l'honneur de son 61eme anniversaire le 15 juillet. Tous les immeubles et toutes les banques se parent de son portait geant. Ca nous fait mal aux yeux de le voir partout... Veritable culte de la personnalite, qui sera confirme lors de notre visite au musee Royal (Kitsch et initeressant au possible...). Le centre-ville est dominee par la tres jolie mosquee Omar Ali Saifuddien. Nous avons la possibilite d'y entrer entre deux prieres, vetus d'une longue robe noire. L'interieur est joli, colore par des vitraux et des tapis orientaux.
Le reste de la ville ne nous enchante pas beaucoup. Nous en voyons d'ailleurs plus lorsque nous quittons la capitale, deux jours plus tard, en direction de Miri, dans l'etat malaisien du sarawak. La route est bordee de maisons gigantesques,au style greco-romano-chinois, kitsch a notre gout. Elles abritent surement les magnats du petrole bruneiens. Des puits de petrole se succedent le long de la cote, et des villages prefabriques permettent d'heberger la main d'oeuvre qui travaillent a l'extraction de l'or noir. Dans ce cote prefabrique, nous sentons que la ressource principale du pays s'epuise. Il ne resterait des reserves que jusque 2030... Et apres ca ?

En attendant, les habitants en profitent bien. A raison de 25 cts d'euro le litre d'essence, de l'absence d'impots, de l'education et de la securite sociale gratuite, ils ont bien raison ! Mais nous imaginons la vie des expats que nous croisons, et surtout celle de leur famille... Ca ne doit pas etre drole tous les jours !

Nous voila repartis pour la Malaisie. Cinq bus, un changement de frontiere et 100 km plus tard, l'arrivee a Miri sous une grosse averse est plutot eprouvante. Nous partons demain conquerir Bario et les Kelabit Highlands, a la lisiere de la frontiere du Kelimantan, en Indonesie. Pas en bus, mais dans un minuscule coucou... Suite des aventures dans quelques jours...

par KL & Jérôme publié dans : Malaisie
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Mercredi 11 juillet 2007

La Rafflesie est une fleur-parasite qui ne peut pousser et grandir dans une foret tropicale humide. Cette fleur, la plus grande du monde, pouvant mesurer jusqu'a un metre de diametre, est endemique a une partie de l'Asie du sud-est (Sud de la Thailande, Malaisie, Philippines et Indonesie). Nous ne pouvons donc nous permettre de rater l'occasion de la voir... Le centre d'information touristique de Kota Kinabalu nous informe qu'une rafflesie vient juste de s'eclore il y a deux jours. La duree de vie de la fleur est de sept jours... Nous decidons d'aller la voir, avant qu'elle ne fane ! Nous sautons donc dans le premier bus pour rejoindre la reserve des rafflesies de Tambunan qui se trouve a 20 km de KK. 1h30 de trajet apres, nous sommes pris en charge par un "ranger" de la foret qui nous emmene jusqu'au tresor garde de la reserve. Le sentier est couvert de feuilles mortes, de racines vermoulues. Apres deux belles chutes de KL sur le derriere (Le renager finit par mettre son pied en guise de protection, a chaque descente !), nous voici arrives a l'endroit ou se trouvent non pas une, mais deux fleurs, ainsi que de nouveaux bulbes. Ces derniers mettent entre huit et neuf mois a s'eclore... En somme, les fleurs qui se presentent a nous sont nes au moment de notre depart de la France... Elles sont splendidies, mesurent 36 cm de diametre (la taille maximum de la fleur dans cette foret). La texture des petales fait penser a de la cire.

Voila nous l'avons enfin vue, cette fameuse rafflesie ! Encore une heure d'attente de bus dans le froid, une heure trente de transport jusque KK... Tout ca pour une fleur, mais quelle fleur !!!

 Photo rafflesie

par KL & Jérôme publié dans : Malaisie
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