Lundi 16 avril 2007
Nous rejoignons Yangon par le bus de nuit, le 12 avril. La fete de l'eau demarre. Nous sommes asperges d'eau par les gamins. Du pistolet a eau au seau, en passant par les seaux d'eau, tous les jeunes s'amusent a mouiller les passant, transformant certains quartiers de la ville en piscine geante. La tradition a ete vulgarisee. A l'origine, il s'agissait de se verser un peu d'eau sur le cou, en signe de purification. Des stands sont montes pour accueillir des dizaines et des dizaines de personnes qui se doivent d'arroser toutes les voitures qui passent a cote de leur stand. Les pick-ups sont bondes de jeunes en delires, deja ivres, et l'eau degouline de la carroserie.
Nous observons toutes ces scenes de la terrasse de notre GH, au sec, en attendant que l'agitation passe. Paul Auster, l'ecrivain new-yorkaias, nous tient compagnie... Tout a l'oppose de ce que nous avons vecu pendant quatre semaines au Myanamar.
L'avion nous ramene a Bangkok. c'est agreable de ne plus galerer dans un bus. Nous retrouvons Anne, la maman de Jerome, le meme jour. Voila, nous sommes fin prets pour un mois de plage...
par KL & Jérôme publié dans : Myanmar
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Lundi 16 avril 2007
Diamnche 8 avril.

Le trajet fut bien trop difficile. Nous avons mis plus de neuf heures pour effectuer 250 km. Un bus surcharge, ou une quarantaine de locaux et de touristes ont pris leur mal en patience. pas d'espace suffisant pour caler nos jambes derriere les sieges. Pas de place pour tenir a deux, sans avoir a trouve rune nouvelle position pour ne pas gener l'autre. Nos jambes sont bien "meurtries", nos genoux sont bleus et notre moral plutot bas. Nous passons d'excellents moments et sommes conscients que le transport n'est qu'un detail. mais aujourd'hui, nous souffrons physiquement et sommes fatigues... Bagan se merite. c'est certain...
Bagan, la cite des quatre mille temples, la ou Bouddha est venere plus qu'ailleurs, la ou le tremblement de terre de 1975 fut le bourreau des edifices en briques. Mais l'UNESCO a finance la renovation et la reconstruction du lieu, donc c'est toujours aussi beau. Nous atteignons le sommet de certains temples et de la haut, le pamorama est incroyable. A perte de vue, nous distinguons des centaines de constructions anciennes, sur un sol sablonneux, parmi des milliers de palmiers. Au coucher du soleil (le premier soir et le seul soir, car le ciel sera ensuite tres gris), nous nous plongeons doucement dans cette atmosphere rosee, orangee, une oeuvre humaine incroyable.
Nous logeons a Nyaung U, a quelques kilometres de la vieille ville. Au bout de NU, se trouve l'embarcadere qui donne sur l'Ayeryardwy, le plus grand fleuve du pays. Comme partout ailleurs dans le pays, le fleuve ets le lieu de rendez-vous des bains au coucher du soleil, de la lessive ou les femmes se concentrent pour taper le linge avec un baton en bois. Les vaches et les chiens se melent a la population heureuse de ce moment salvateur. la region est extremement aride et le soleil 'brule' la peau en journee. Nous restons plantes la, juste heureux nous aussi de voir combien la vie simple n'est pas la plus heureuse, certes, mais ni la plus malheureuse
par KL & Jérôme publié dans : Myanmar
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Lundi 16 avril 2007
Mercredi 4 avril.

Nous debarquons dans la deuxieme plus grande ville du pays, Mandalay. Cette ville etendue se situe au centre du pays, la ou la temperature atteint des chiffres trop vertigineux a notre gout. Entre 40 et 42 degres, nous esperons trouver rapidement des refuges refroidissants, bien que nos espoirs soient minces. La fee electricite... toujours le meme probleme. Une climatisation capricieuse.
Lorsque l'on regarde un plan de la ville, on n'y voit que des carres. Ce des blocs de rue, attestes de chiffres qui nous permettent de circuler facilement, souvent en trikshaw, car les trottoirs ne sont pas libres. Nous decouvrons des ferrailleurs, des restaurants de rue, des reparateurs de velos et de trikshaws, des vendeurs de televiseurs et en ce moment, des commercants qui exposent leurs plus beaux pistolets a eau (en vue de la fete de l'eau qui marquera le debut de l'annee 1369). Nous sommes de plus en plus sensibles et parfois deranges par ces birmans qui travaillent dur, toute la journee, pour un salaire miserable : des femmes s'activent pour la construction d'immeubles ou de maisons, en portant des briques sur leur tete. Ici, ils ont l'audace de construire a la mano des jeep, mais monter un tchariot de bois pour transporter ler briques, ce n'est pas possible... Nus avons egalement visite des ateliers ou l'on fabrique ces feuillets d'or de quelques microns, qui seront achetes par les fideles bouddhistes. Ces derniers en couvriront les statues de Bouddhas. La fabrication des ces feuillets est lente et meticuleuse. Des hommes, plutot jeunes, tapent des feuilles d'or avec un maillet de plus de 3 kilos, six heures durant. le but est d'aplatir les feuilles pour obtenir l'epaisseur souhaite. On dirait des forcats. c'est triste. la dame qui nous fait visiter l'atelier nous dit qu'il est possible de le faire avec des machines, mais que le processus traditionnel est prefere... Surement une question d'argent... Mandalay, deuxieme plus grande ville du pays, et pourtant, les gens continuent de se laver a chaque coin de rue, en puisant de l'eau du fond des puits. L'eau est trouble et dans celle-ci baignent souvent des tonnes de plastique. ils se douchent tous ensemble, habilles de leur longgyi, font leur lessive et lavent leur legumes. Scenes de vie dfficile a regarder.
Nous visitons la fameuse colline de Mandalay, qui n'a rien d'eceptionnel, avouons le, les centaines de stupas qui se dressent autour et l'ancien palais royal. celui-ci se trouve au centre d'une forteresse. les touristes ont seuelement acces a cette partie. Le reste de l'espace etant occupe par des militaires, les habitants nous rappelleront vite de ne pas nous y aventurer, des que nos pieds depassent de la limite autorise. Rien a cacher, surement une maniere de marquer le pouvoir de l'autorite miliaire...
Cette escale a Mandalay est l'occasion de decouvrir des cites anciennes ou le pouvoir en avait precedemment fait des capitales. Inwa, parmi elles, est aujourd'hui un petit village paisible ou les carrioles a cheval entrainenet les touristes dans les grands temples d'antan, les monasteres de teck magnifiques. Des petites filles a l'ame commercante tentent de nous vendre des colliers. "Lucky Money for me" ! Elles jouent la carte de la moue triste quand nous refusons de debourser nos kyatts. Elles nous sourient pour nosu amadouer et des que nous avons le dos tourne, elles nous lancent des regards de megeres enragees d'avoir loupe leurs ventes...Nous filons ensuite a Amarapura, afin de traverser le plus long pont en tek du monde. Au coucher du soleil, la promenade est agreable. Nous admirons ce bois noble, entre des bicyclettes, les moines et la foule de touristes.

A mandalay, nous avons conclu que le Myanmar pouvait aussi etre surnomme Buddhaland ou Stuppaland... Et il nous reste encore a visiter Bagan, La ville des 4000 temples et stupas....
par KL & Jérôme publié dans : Myanmar
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Jeudi 5 avril 2007
Les treks sont l'occasion pour nous de decouvrir de nouveaux paysages mais egalement celle d'echanger avec des guides sur leur pays. Approcher la population est parfois difficile : la barriere de la langue, la peur du touriste blanc et puis la crainte de se faire punir parce que la liberte d'expression n'a pas lieu d'exister...
Nous avons de la chance car nos deux guides ont ete si loquaces que nous ne pourrions tout vous narrer ici.
Deux guides, deux generations differentes. L'un a ete professeur et directeur de lycee, l'autre vient de termnier ses etudes. L'un est officiellement licencie de la formation pour devenir guide, l'autre refuse de la passer. Tous les deux ont un grand sens de l'humour... Nous apprendrons ainsi de nombreuses choses sur le bouddhisme au Myanmar et l'incroyable foi, parfois disproportionnee, qu'ils vouent a Bouddha. Nous les ecouterons longuement sur la vie des ethnies qui ont longtemps combattu contre le gouvernement, et qui parfois conitnuent de lutter. Et surtout, ils repondent , sans langue de bois, a nos questions sur la situation gouvernementale et politique du pays. La junte militaire regne en force et n'est pas prete de relacher la "Lady", celle qui a tente d'amener la democratie... Les zones fermees aux touristes cachent de travailleurs forces et l'armee rode dans toutes les villes. Le budget pour l'armee est monstrueusement enorme, alors que l'education ne beneficie de rien. Aller a l'ecole coute cher... de nombreux enfants sont donc condamnes a travailler avec leurs parents... Les gens subissent des coupures d'electricite et cuisinent au feu de bois alors qu'il y a d'enormes gisements de gaz au sud. Au Myanmar, il y a 52 millions d'habitants, dont 400000 moines et... 300000 militaires. A qui font-ils la guerre ? A leur propre peuple... Dernierement, les Etats-Unis ont propose au conseil de securite de l'ONU de sanctionner le Myanmar... la Chine et la Russie, pays amis, ont pose leur veto... Democratie ou Business ?
Nous nous posons de nombreuses questions sur ce pays et sur son devenir. Bien qu'ils s'ouvrent au tourisme, tout est loin de changer. Le gouvernement prevoit une nouvelle constitution dont un des points sera de creer un service militaire de trois ans. Ici certaines manifestations sont fausses, le gouvernement paie des gens pour hurler devant l'ambassade americaine, suite a des decisions anti-Myanmar. Ceux qui manifestent pour un gouvernement democratique, sans avoir ete payes, sont arretes et emprisonnes.
Nous avons la sensation que le gouvernement tient a ce que tout etranger de passage dans son pays soit conscient de leur pouvoir. Si nous voulons visiter un monument, nous devons payer en dollar. Si nous voulons sortir des sentiers battus, nous devons payer des permissions aux prix absolument astronomiques. Le kyatt devalue sans cesse, ils ont besoin de devises etrangeres... Et le comble du comble, c'est que le taux officiel est de 6 K pour 1 dollar, mais qu'en realite, 1 dollar vaut 1250 K... Tout le change se fait au noir.
Difficile realite, mais que faire ?
par KL & Jérôme publié dans : Myanmar
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Jeudi 5 avril 2007
Nous poursuivons notre decouverte du Myanmar dans les hauteurs de Hsipaw, un des "hub" des routards du pays. D'apres la bible des voyageurs, le Lonely Planet (parfois pas si fiable que ca...), la ville de Hsipaw est tres jolie et reputee pour ses couchers de soleil... Avec tout le debroussaillage dans la region, nous nous attendons a ne voir que peu de choses... Et nous avons raison ! Mais ce n'est pas bien grave, l'astre solaire reste bien rougeoyant...
Nous avons pose nos sacs a la Mr Charles GH. c'est une famille chinoise qui semble detenir le monopole des treks et de l'hotellerie dans la region... grace a la ferveur de moins en moins cachee du propietaire pour le gouvernement birman. Le business, toujours le business !
Nous passons une bonne matinee a traverser les rizieres. Actuellement, c'est la saison du repiquage. Les femmes repiquent les premieres poussent de riz dans la terre boueuse et demeurent des journees entieres sous le soleil, le dos courbe, les pieds humides. Mais elles gardent le sourire et nous crient des "Mingalaba" (bonjour en birman) de loin. la balade est agreable, malgre le barrage improvise par un buffle aux cornes enormes et bien aiguisees (Faut pas les embeter par ici apparemment, surtout quand ils sont avec un bebe buffle) et un petit trouble intestinal chez KL. la nourriture birmane n'est pas la plus fameuse, bien que souvent nous ayons a mentir aux habitants qui nous demandent souvent si nous aimons leur gastronomie... Nous n'avons jamais vu de viande aussi maigre ! Nous pouvons compter les cotes des vaches, les poulets sont si maigres et les porcs birmans rendraient ceux des autres pays obeses ! La viande n'est pas goutue... Nous sommes devenus vegetariens, le temps de quelques semaines.

Nous ne nous attarderons pas Hsipaw. Sur le trajet qui nous menait a cette ville, nous avons fait un stop a Kauykme. La bas, un jeune guide parlant tres bien anglais nous a donne des informations pour d'eventuels treks en montagne. Nos pieds sont reposes ! Ni une, ni deux, nous rejoignons cette ville de 100000 habitants et reprenons contact avec ce guide. Nous passerons deux jours a decouvrir de nouveaux villages Palaung et surtout a apprecier des montagnes touffues et vertes ! Enfin !!! Les gens vivent principalement de la culture du the (vert, noir et en salade, miam !). Le parfum du the seche est si douce et si agreable... La deforestation est moindre dans la region car les acces aux hauts reliefs sont plus difficiles. Il n'y pas de route goudronee par ici. Nous revons parfois d'un ascenseur pour traverser les montagnes tellement les montees sont raides. Sous la chaleur, l'effort est plus difficile. Nous passons la nuit dans une maison de Palaun. La bagarre des chats, l'horloge qui sonne toutes les heures, les matelas pleins d'acariens (Ben quoi ? les allergies ne disparaissent pas ainsi...) et le reveil matinal (3h30) du maitre de maison pour la preparation du feu frendra la nuit courte et agitee. Nous atteindrons le dernier sommet vers 12h. Une heure d'attente et nous grimpons dans un camion pour rejoindre le point de depart. Le vehicule deborde de gros scas de the, sur lesquels sont assis des dizaines de personnes. Des parapluies, des sacs, des bebes, une femme qui nous vomit presque dessus, un moine aux lunettes noires qui fume clope sur clope,... et nous... La route est cabossee et nos corps se balancent d'un cote a un autre. Les chauffeurs s'arretent pour decharger les sacs de the, l'occasion de decouvrir une usine de the. Ici, les chinois viennent en acheter. nous assistons a une negociation originale : pour verifier la qulaite du sac de the, un des employes de l'usine en verse la quantite sur le sol et a l'aide d'une pelle, retourne le the pour montrer la marchandise... Nous remontons dans le camion, plus instruits mais toujours loin de Kauylme. Le trajet durera pres d'une heure... Il fallait bien tenter un nouveau moyen de transport...

Nous quittons la "fraicheur" des montagnes pour rejoindre Mandalay, la deuxieme ville du pays.
par KL & Jérôme publié dans : Myanmar
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Mercredi 4 avril 2007
Nous n’avions pas encore pris le train jusqu’a ce jour… Autant prendre celui de l’affreux gouvernement du Myanmar ! Disons que c’est plus simple pour nous et que nous sommes curieux de voir l’etat des trains du pays, quand on voit que les camps militaires sont flambant neufs a Pyin U Lwin…
Nous n’avons pas le choix : bien que nous ayons bien ri avec l’equipe du staff “SNCF Myanmar”, nous payons nos billets en dollars, pour deux places en 1ere classe, en direction de Hsipaw ! Wahou ! Et bien, figurez-vous que la 1ere classe n’est pas a l’image de celle que nous nous faisions... Nous nous voyions installes sur des bons sieges moelleux, ayant droit chacun a de l’espace puisque les locaux auraient forcement achete des places en seconde classe… Erreur ! Nous sommes ramenes a la realite, lorsque nous bravons paniers, nonnes et bebes pour rejoindre nos places reservees. Le confort attendu est symbolise par un maigre coussin recouvert de cuir, pose sur une planche en bois, perpendiculaire a celle qui nous sert de dossier… Ce n’est rien ! Nous n’avons que six heures a passer, pour traverser 120 km, les fenetres ouvertes pour evacuer la chaleur… Que du bonheur ! Nos voisins de banquettes, deux birmans charmants, sont tres gentils. Tout en avalant leur whisky (il est 11h du matin), ils nous offrent des fraises et des chips et nous font gouter a toutes sortes de specialties locales. Celles-ci sont vendues par des marchands ambulants, qui montent et descendent du train a leur gre. Ils crient, ils vendent, ils rient et vivent de la vente de chips, de cigares birmans, de betels et de mouchoirs en papier. Le wagon se transforme rapidement en depotoire, car les birmans ont la facheuse tendance a jeter leurs dechets par terre ou pire, par la fenetre. C’est un spectacle permanent… et cerise sur le gateau… a certaines stations, des gamins s’amusent a jeter des seaux d’eau dans les wagons. Nous finissons par avoir le reflexe de baisser le volet metallique des que nous approchons une gare… Une gare inexistante a Hsipaw. Nos voisins nous avertissent de descendre. Pas de gare, mais des rails et un flot de personnes qui tentent de recuperer leur bagages avant de rejoindre la route…
Apres ce voyage en train, nous benissons les services de la SNCF et ne nous plaindrons plus… C’est promis !

par KL & Jérôme publié dans : Myanmar
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