Mercredi 4 avril.
Nous debarquons dans la deuxieme plus grande ville du pays, Mandalay. Cette ville etendue se situe au centre du pays, la ou la temperature atteint des chiffres trop vertigineux a notre gout. Entre 40 et 42 degres, nous esperons trouver rapidement des refuges refroidissants, bien que nos espoirs soient minces. La fee electricite... toujours le meme probleme. Une climatisation capricieuse.
Lorsque l'on regarde un plan de la ville, on n'y voit que des carres. Ce des blocs de rue, attestes de chiffres qui nous permettent de circuler facilement, souvent en trikshaw, car les trottoirs ne sont pas libres. Nous decouvrons des ferrailleurs, des restaurants de rue, des reparateurs de velos et de trikshaws, des vendeurs de televiseurs et en ce moment, des commercants qui exposent leurs plus beaux pistolets a eau (en vue de la fete de l'eau qui marquera le debut de l'annee 1369). Nous sommes de plus en plus sensibles et parfois deranges par ces birmans qui travaillent dur, toute la journee, pour un salaire miserable : des femmes s'activent pour la construction d'immeubles ou de maisons, en portant des briques sur leur tete. Ici, ils ont l'audace de construire a la mano des jeep, mais monter un tchariot de bois pour transporter ler briques, ce n'est pas possible... Nus avons egalement visite des ateliers ou l'on fabrique ces feuillets d'or de quelques microns, qui seront achetes par les fideles bouddhistes. Ces derniers en couvriront les statues de Bouddhas. La fabrication des ces feuillets est lente et meticuleuse. Des hommes, plutot jeunes, tapent des feuilles d'or avec un maillet de plus de 3 kilos, six heures durant. le but est d'aplatir les feuilles pour obtenir l'epaisseur souhaite. On dirait des forcats. c'est triste. la dame qui nous fait visiter l'atelier nous dit qu'il est possible de le faire avec des machines, mais que le processus traditionnel est prefere... Surement une question d'argent... Mandalay, deuxieme plus grande ville du pays, et pourtant, les gens continuent de se laver a chaque coin de rue, en puisant de l'eau du fond des puits. L'eau est trouble et dans celle-ci baignent souvent des tonnes de plastique. ils se douchent tous ensemble, habilles de leur longgyi, font leur lessive et lavent leur legumes. Scenes de vie dfficile a regarder.
Nous visitons la fameuse colline de Mandalay, qui n'a rien d'eceptionnel, avouons le, les centaines de stupas qui se dressent autour et l'ancien palais royal. celui-ci se trouve au centre d'une forteresse. les touristes ont seuelement acces a cette partie. Le reste de l'espace etant occupe par des militaires, les habitants nous rappelleront vite de ne pas nous y aventurer, des que nos pieds depassent de la limite autorise. Rien a cacher, surement une maniere de marquer le pouvoir de l'autorite miliaire...
Cette escale a Mandalay est l'occasion de decouvrir des cites anciennes ou le pouvoir en avait precedemment fait des capitales. Inwa, parmi elles, est aujourd'hui un petit village paisible ou les carrioles a cheval entrainenet les touristes dans les grands temples d'antan, les monasteres de teck magnifiques. Des petites filles a l'ame commercante tentent de nous vendre des colliers. "Lucky Money for me" ! Elles jouent la carte de la moue triste quand nous refusons de debourser nos kyatts. Elles nous sourient pour nosu amadouer et des que nous avons le dos tourne, elles nous lancent des regards de megeres enragees d'avoir loupe leurs ventes...Nous filons ensuite a Amarapura, afin de traverser le plus long pont en tek du monde. Au coucher du soleil, la promenade est agreable. Nous admirons ce bois noble, entre des bicyclettes, les moines et la foule de touristes.
A mandalay, nous avons conclu que le Myanmar pouvait aussi etre surnomme Buddhaland ou Stuppaland... Et il nous reste encore a visiter Bagan, La ville des 4000 temples et stupas....
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