Samedi 29 septembre 2007
Nhung est repartie. Nous voici de retour a Kuta. Une longue, trop longue seance shopping nous attend. Il nous faut retrouver des vetements "normaux" pour la nouvelle aventure australienne. Une vraie corvee que nous repoussions depuis un moment, mais la, nous n'avons plus le choix ! Jerome ne trouve pas de pantalons a sa taille et puis, nous remettre a la mode nous procure une drole de sensation ! C'est quoi la mode du moment ? Les jeans, ultra slim et stretch, des chaussures a talons bonnes a se tordre la cheville... Nous cherchons H&M ou Zara... Nous devrons faire sans... Les dernieres heures en Asie du sud-est. Un etrange moment. Il y a encore quelques mois, nous nous disions qu'il nous restait tant de temps sur ce continent. En fait, comme d'habitude, le temps passe tres vite. Nous ne dirons plus trop vite. Nous en avons bien profite. Onze mois de moments forts. Des rencontres agreables. Quelques galeres begnines, histoire d'alimenter nos anecdotes. D'incroyables souvenirs a deux. D'autres souvenirs avec tous ceux qui sont venus nous voir et partager un bout de notre experience - revoir des visages familiers nous aura fait un bien fou ! Plus encore, le terme de "Liberte" prend un sens plus important a nos yeux. Nous l'avions surement oublie lorsque nous vivions en France. Nous avons la chance de voyager librement - le passeport francais, un must pour se deplacer ! Nous avons la chance de nous exprimer librement. Nous avons la chance de penser par nous-memes, sans avoir au-dessus de nous des gens qui dictent notre conduite. Nous avons la chance d'avoir pu decouvrir toutes ces contrees asiatiques et de nous etre rendus compte de ca. Parce qu'ici, tous n'ont pas droit a autant de liberte. Les enfants, les femmes, les moins riches, les personnes agees. Nous nous demandons memes s'ils connaissent le terme "Liberte"... Aujourd'hui, les Birmans souhaitent renverser le pouvoir, la junte militaire. Le mouvement se fait ecraser par ce pouvoir dictatorial. La transmission via Internet a ete coupee, soi-disant a cause d'un cable sous-marin endommage. Quel hasard... La-bas, la liberte est surement un droit pour lequel les birmans commencent a se battre... Dans chacun des pays que nous avons traverses, la presse est archi-controlee et les journalistes qui en ecrivent trop sont punis. L'acces a l'education n'est pas une priorite. Il ne s'agit pas la de faire un discours moralisateur . Nous sommes bien trop petits pour ca... Et nous n'en avons aucun droit, ni aucune envie. Nous voulions juste dire qu'etre libres et que se sentir libres nous a permis de vivre ce voyage d'une autre maniere. Se sentir libres a surement d'ailleurs ete un des leitmotiv de notre depart de France. Ce soir, nous nous envolons pour Melbourne. Un nouveau continent. Un retour a la vie occidentale et a la realite. Le retour au stress !!! Nous allons nous mettre a chercher un travail, tout en continuant a rever de voyages, et surtout nous allons remplacer notre regime alimentaire "riz et nouilles" pour celui de "Viande rouge, fromage et salade a l'huile d'olive et au vinaigre balsamique"! Noos estomacs et nous avons hate de decouvrir la vie la-bas...
par KL publié dans : Indonesie
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Samedi 29 septembre 2007
Les balinais passent leur temps et surement leur vie a faire des offrandes. A toute heure de la journee, nous les voyons deambuler dans les rues, portant des petites offrandes, des fleurs, de la nourriture, qu'ils partent deposer aux quatre coins de leur quartier. Chez eux aussi, a l'entree, ou devant leurs boutiques. Un manque d'attention denotre part, et hop, l'offrande est ecrasee... De toutes facons, tous les chiens errants de Bali se ruent sur les offrandes... Leur foi en leurs dieux est demesuree. Ils prient tous les dieux, pensant ainsi avoir une vie meilleure, pour eux et leurs familles. Surement pensent ils aussi a la mort. Ils pensent deja a un au-dela ou ils seront recompenses de leur ferveur. Les balinais sont principalement hindouistes et animistes. Chaque maison est bordee de temples et d'autels dedies aux ancetres. Au milieu des rizieres, l'autel en l'honneur de la deesse du riz est en permanence orne d'offrandes. Des rites et des coutumes surprenantes...
par KL publié dans : Indonesie
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Samedi 29 septembre 2007
Dans la petite ruelle touristique de Poppies I plusieurs motos nous depassent. A leurs commandes, des surfers occidentaux qui genent le passage avec leur longue splanches de surf. Ils roulent torse nu, les cheveux dans le vent, et parfois accompagnes d'une jolie fille. Le cliche de Kuta, LA plage de surfers de Bali. Meme Ronald de McDonald surfe devant son fast food qui fait face a la plage. Celle-ci est bondee, mais nous prenons un moment pour y trainer. Les vagues sont impressionnantes. Sur la crete de ces trombes d'eau surgit parfois un surfer. Mais tres vite, il est est englouti par la vague. De nombreuses planches voguent dans l'eau : de nombreux amateurs s'essayent a ce sport difficile, en tenue complete, surement pour se rassurer... Il ya aussi tous ces joggeurs occidentaux qui deroulent leurs pas sur la plage, a trois heures d el'apres-midi, lorsque le soleil est bien brulant. Etre en vacances oui, mais il faut entretenir son corps de reve !!! Nous, assis sur la plage de Kuta, face a ces "bimbos" et ces "beaux gars"... C'est drole... Nhung est bien arrivee a Denpasar. Nous profitons de son passage a Bali pour nous offrir une fin de periple version "confort". Au bout de onze mois, nous avons envie de retrouver un rythme de vie a l'occidental. Imaginez les longues minutes de negociation pour trouver un transport, des longues heures pour parcourir quelques kilometres et des logements parfois trop rudimentaires... Nous meritons bien cette pause confort. Pour commencer, un diner sur la plage de Jimbaran, a quelques kilometres de Kuta. La vague arrive jusqu'a nos pieds, un spectacle saisissant tellement elle peut etre haute parfois. Le merou y est delicieux... Nous avons bien fait de parcourir la vingtaine de restaurants qui bordent la plage. Il s'agit de negocier ferme son repas. Une drole de coutume. On nous a propose differentes reductions, la possibilite de nous ramener a Kuta gratuitement etc... Ils sont droles ces balinais avec les touristes ! Rapidement, nous quittons Kuta la deluree pour le nord et l'est de Bali. Au volant de notre Suzuki Jiminy, un 4x4 a la solidite douteuse, Jerome nous conduit a travers les villages et les villes de Bali, ou nous decouvrons un art de vivre nonchalant. Jerome est fier au volant ! Conduire a nouveau, quel bien fou ! Mais surtout gardons l'oeil ouvert, il faut bien rester a gauche, prendre els ronds points a l'envers et si nous devons tourner a un feu a gauche, nous devons foncer, meme si le feu est rouge - Si un flic rode dans le coin, il nous fera payer 50000 roupies pour nous etre arretes au feu rouge. Tout est logique a Bali... La suspension de la voiture est horrible, alors on a l'impression de conduire un vrai 4x4. C'est ca l'aventure ?! De Kuta, nous passons par le temple du Tanah Lot, qui se trouve au bord de la mer. Nous ne pouvons que le contempler de l'exterieur. Les non-balinais ne sont pas autorises a penetrer dedans. Et une femme menstruee encore moins... La route nous mene ensuite jusqu'au Lac Bratan, ou nous ne resterons que quelques heures, car le brouillard y regne en maitre, et nous, nous avons envie de soleil ! C'est donc a Lovina, la ou le sable est gris-noir, que nous ferons notre premiere pause. Nous filerons ensuite jusqu'a Amed, sur la cote est, le temps de decouvrir de magnifiques jardins de coraux, notamment a Jemeluk. Notre ultime session "snorkelling". Une premiere pour Nhung : l'eau est cristalline, la luminosite et la visibilite parfaites - la chanceuse ! La route longe une cote escarpee. C'est magnifique... Nous poursuivons notre road-trip vers Tirtaganga, l'endroit ou nous voyons surement les plus belles rizieres que nous n'ayons jamais vues ! Elles sont bien vertes et s'entendent en terrasses au creux d'une vallee de plusieurs kilometres. Onze mois a chercher ce genre de rizieres, il nous aura fallu etre patients ! Nous nous y perdons, demandant notre chemin aux travailleurs acharnes et tentant de ne pas abimer les chemins parfois fragiles. De Tirtaganga, nous rejoignons la plage de Putih. Une plage de sable blanc... ca change de la plage de sable noir... C'est drole, les vacanciers a court terme ont besoin de voir une plage "cliche" pour se sentir en vacances ! nous l'avons donc degotee. Elle est splendide. Nichee dans une anse, l'eau claire turquoise nous rafraichit et de la, la vue sur la plage bordee de jolis cocotiers fait penser a une pub "Bounty'. Mais, avouons le, Bali n'est pas l'ile des plages de reve... Mais l'interieur des terres est tellement magnifique que nous comprenons pourquoi bali charme tant ses visiteurs. Il y a sur cette ile une douceur de vivre que nous n'avons pas souvent trouvee ailleurs. Apres un passage a Sidemen - on ne pouvait pas ne pas montrer les rizieres de Sidement a Nhung. Elle sont toujours aussi splendides - nous delaissons la voiture, pour rejoindre Ubud, la capitale culturelle de Bali. Ubud et ses temples. Ubud et ses rizieres. Ubud et ses bons restaurants (Nous avons craque trois soirs de suite pour un petit restau francais, ou on se delecte de la cuisine traditionnelle. Un regal au pignou di penyou !). Ubud et ses hotels de charme. Nous choisissons la Villa LadyBamboo, tenue par un allemand et sa femme indonesienne. Ce sont la nos trois jours de confort absolu ! Une chambre decoree avec gout, une piscine pour nous rafraichir. Voila, nous en avions envie, alors autant nous l'offrir pour cloturer ces longs mois de voyage ! Bali, jolie Bali. Indonesie, incroyable Indonesie. S'il y a un pays ou nous reviendrons, ce sera surement ici. Et puis avec ses quelques 17000 iles, et donc 17000 identites, nous en avons encore a decouvrir de ce pays...
par KL publié dans : Indonesie
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Lundi 17 septembre 2007

Bali... L'avion atterrit a Denpasar, au bord de la mer, ou nous voyons deja les premieres vagues qui ont rendu Bali si celebre.

Deja plusieurs semaines que nous vivons loin de la foule touristique. Nous decidons donc d'echapper a la foule legendaire de Kuta et empruntons une succession de bemos jusque Sidemen, un village situe au coeur de Bali. A notre arrivee, nous restons saisis par la beaute des terrasses de rizieres, gorgees d'eau, et pour la plupart en phase de repiquage. Magnifique... De notre terrasse du Homestay, nous avons une vue splendide sur ce coeur de vallee, a part, la ou des centaines de personnes y travaillent chaque jour. On ne peut rester que contemplatifs devant la beaute du site, edifie par les mains de l'homme. Nous restons trois jours a Sidemen, nous baladant dans les vallees voisines (ou les temples hidouistes ont la preference de tous) et tentant d'emprunter les chemins de digues parfois fragiles des terrasses. Il y en a des jaunes, des terreuses, des inondees, des vert fluo. Dans tous les sens, en hauteur, en diagonale, a droite , a gauche... Dans ces paysages, il y a comme un hypnothisme qui nous dirait "Restez encore"... Nous resterions encore longtemps, avec la gentille grand-mere qui s'occupe du Homestay. Chaque jour, chaque soir, tous les membres de sa famille et elle partent faire des offrandes aux quatre coins de leur immense jardin. Et partout dans le village, les habitants se promenent avec des petits paniers de fleurs ou de riz qu'ils deposent delicatement a chque recoin de Sidemen... Ce sont les chiens qui se regalent...

Nous quittons Sidemen pour la mythique Kuta, la ou les "beaux" surfers viennent chercher la vague ! Demain, Nhung, la soeur de KL, nous rejoint pour quelques jours de farniente... un mot qui se maire bien avec Bali.

 

 

par KL & Jérôme publié dans : Indonesie
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Jeudi 13 septembre 2007

Sillonner  l'ile de Sulawesi requiert de la patience...  Nous decidons de quitter Tomohon pour le village de Batuputih qui borde le parc national de Tongkoko, a l'ouest de la pensinsule de Manado. Quelques quarante kilometres nous separent  de ce "bout du monde". Mais il nous faudra bien cinq changements de transport et une bonne matinee pour parvenir au Tarsius Homestay.  La pluie fine se transforme en chaleur intense, ce qui nous incite d'autant plus a nous jeter dans la mer des Moluques, qui se trouve au bout de la rue principale du village de Batuputih... L'atmosphere qui se degage de cet endroit donne envie de nous y attarder. Quelques motos, la nonchalance legendaire des Indonesiens, une magnifique plage de sable noir, une foret tropicale accueillante. C'est dans cette derniere que nous partons a la conquete des Tarsiers, au coucher du soleil ! Avouons que c'est l'un des principaux objectifs qui nous a pousses a venir dans ce coin perdu... Le tarsier est un primate nocturne, dont les yeux sont surement plus gros que son estomac. La taille de cet animal adulte atteint a peine les 20 centimetres. Il faut donc fouiller dans les arbres creux pour l'observer manger des insectes, a l'heure du crepuscule. Nous voici donc accompagnes de Jemli, un des rangers du parc, armes de nos lampes de poches et de notre excitation ! Apres une bonne heure de marche, nous voila face a ce petit etre minuscule dont les bonds peuvent atteindre le metre. Rare est-il que de se retrouver face a lui, puisqu'il est endemique a Sulawesi.
En dehors du Tarsier, lors d'une balade matinale nous avons egalement la chance de tomber nez a nez avec une meute de plus de quatre-vingts macaques noirs, endemiques eglement a Sulawesi. Il doit etre six du matin lorsque nous les entendons traverser la foret : des petits, tres gauches, qui trebuchent de leurs lianes, aux adultes qui surveillent la meute avancer. Ils roulent des epaules et ressemblent a des petits gorilles. Plus loin, nous attendrons 7h petantes pour entendre l'arrivee bruyante du Rhinoceros Hornbill, un enorme toucan male, a la crete rouge et au long bec jaune, qui vient nourrir sa femelle chaque jour. Ses ailes deployees, il s'envole au bout de cinq minutes, jetant quelques cris qui rappellent l'aboiement d'un chien... La chance fut avec nous... Nous avons seulement manque le Cuscus, un marsupial egalement endemique.

Les nuits sont courtes par ici. Il s'agit de se lever tot pour apprecier toute la beaute du parc de Tongkoko, deja cible d'investisseurs chinois qui souhaitent y eriger un hotel... Encore une bonne idee pour aider a la protection de toutes ces especes ! Heureusement, Jemli est un ranger passionne, attache a la protection de l'environnement et de sa foret. Son sens de l'accueil nous a donnes envie de prolonger notre sejour ici, au risque de ne pas visiter l'ile de Bunaken.

Apres quelques nuits passees ici (dont une, sur la plage, sous la tente de Piwi, avec un bon feu !), nous nous separons de notre compagnon de route, reparti pour de nouvelles aventures a travers le monde... De notre cote, nous partons sur l'ile de Bali, pour achever tranquillement notre voyage en Asie.

par KL & Jérôme publié dans : Indonesie
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Samedi 8 septembre 2007

Notre ascension du Mont Lokon, un des huit volcans actifs de l'ile de Sulawesi, nous invite a nous poser de nombreuses questions sur le milieu sismologique.  Nous nous rendons au centre de vulcanologie de la ville de Tamohon, qui se situe au pied du volcan. La-bas, quatre employes surveillent 24/24 l'etat de tous les volcans des environs, a l'aide de technologies precises. Ils renvoient les rapports quotidiennement au centre de Bandung, sur Java, qui centralise les donnees relatives aux 129 volcans actifs de l'Indonesie. 129... un chiffre qui nous fait penser que les Indonesiens ne sont pas a l'abri d'une violente eruption.

Le Mont Lokon est actif, mais est entre en eruption pour la derniere fois en 2002. Sur une echelle de 1 a 4, il se situe au niveau 2 : actif il l'est, mais aucune eruption en vue. Officiellement, il demeure ferme aux touristes, mais nous avons ete confortes sur la possibilite de rejoinde le haut du cratere, donc nous nous sommes lances. Apres une heure et demie de montee dans la coulee de lave refroidie, nous sommes au bord du cratere qui degage une fumee de souffre. Au fond du cratere s'etend un tres joli lac de souffre turquoise, dont la temperature de l'eau est a 45 degres. Le volcan est magnifique. La vegetation verte du versant contraste avec le ciel bleu du matin. Nous restons admiratifs devant la force de la nature ; d'annees en annees, le cratere se creuse de plus en plus. Au fond, le magma boue et les fumees d'une eruption peuvent aller jusqu'a 2000 metres au dessus du sommet, projeter des pierres et du sable sur une tres large superficie. 

Les volcans sont des paysages qui nous laissent reveurs... Nous nous sentons petits face a eux. Qui n'a pas rever un jour de revetir la combinaison d'Haroun Tazieff et d'aller explorer les montagnes de feu ?

par KL & Jérôme publié dans : Indonesie
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