Nous quittons l'ile de Tioman pour Pekan, plus au nord, sur la cote est, en plein milieu des vacances scolaires. Les bus express sont pleins a craquer. Nous devons nous rendre a l'evidence : notre trajet sera plus long, puisque la seule solution est d'emprunter les bus locaux. Apres de longues heures de transport, dans la chaleur humide malaise et une musique arabe lancinante, un changement de bus, nous debarquons a Pekan, au coeur de son premier festival (qui permet de faire la promotion de la ville)... Les logements sont pleins, et le dernier hotel qui ressemble a un hotel de passe nous poussent a reprendre un bus pour Kuatan, encore un peu plus au nord. Nous arrivons en fin d'apres-midi. la ville est loin d'etre accueillante et jolie. Ce ne sera qu'une etape pour dormir. Une journee "loose", comme on les deteste, mais qui fait partie du voyage.
Nous decidons de remonter la cote est et de faire une halte a Cherating, station balneaire decrite comme seduisante par quelques guides... Surement que leurs " testeurs" ne s'y sont pas rendus depuis belle lurette, parce que Cherating est devenue une ville fantome !!! Apparemment a la mode il y a quelques annees, aujourd'hui, ce n'est qu'une succession de GH abandonnees, de commerces fermes. La ville se resume a une rue, dont l'atmosphere glauque donne envie de fuir.. A nouveau ! Mais nous persistons. La plage est propre et nous passons notre temps a observer les malaisiens en vacances. Tout emmitoufles de leur T-shirts ou de leur voile, ils nagent ou s'enterrent dans le sable, pique-niquent a longueur de journee et semblent profiter... bien plus que nous. Finalement nous resterons deux jours a Cherating, le temps d'une petite balade fluviale dans la mangrove (Singes, varan, serpent se prelassent dans les arbres). Nous nous armons egalement de patience pour voir l'arrivee d'une maman tortue venue pondre sur la plage... Mais elle ne viendra jamais. Nous esperons tenter l'experience ailleurs,
La cote est nous ravit bien moins que la cote ouest. Pourtant plus ancree dans les traditions, nous en attendions beaucoup. peut-etre n'avons-nous pas su l'approcher habilement... La ville de Kuala Terengganu nous reconforte, malgre un premier accueil froid. Nous rencontrons le proprietaire d'une entreprise de fabrication de bateaux en bois, traditionnels et prenons plaisir a participer a une fete locale sur le front de mer. Mais nous quittons rapidement cette etape (ou nous aurons l'occasion de revenir avec nos prochains visiteurs), pour rejoindre l'ile de Kapas. Les Malais ont fait de Kapas une ile pour tous les touristes : des hotels, des restaurants ou les prix sont bien trop eleves (vue la qualite de la nourriture), aucune petite superette, et une sublime eau cristalline qui borde une plage de sable doux et poudreux. Nous trouverons a cet endroit du charme, malgre tout, et en profitons pour faire du kayak et snorkeller dans cette belle mer.
Aujourd'hui, apres sept mois passes en Asie du sud-est, nous ressentons un debut d'aversion pour le riz saute fade et les nouilles (enfin surtout KL). Parfois, l'envie de manger differemment prend le dessus sur la faim. Finalement, Mc Do, KFC et Pizza Hut savent parfois nous rendre le sourire. Surtout, nous n'aurons plus jamais honte de savourer la junk food !
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