L'avion de la compagnie indonesienne Adam Air a bien atterri a Makassar, la capitale de Sulawesi. Rapidement, nous quittons cette grande ville pour rejoindre Pantai Bira, la plage de Bira, a 260
km de la.
Nous retrouvons l'aventure qui est propre a trouver le bon transport au bon prix pour nous rendre a Bira. Le chauffeur du "pete-pete" (un transport public urbain) tente de nous
"voler" quelques milliers de rupiahs, en vain ; deja, notre humeur noircit un peu... Et nos regards s'enflamment lorsque les equipes de la station de bus tentent de nous imposer le "harga touris"
(prix pour les touristes). Nous nous enervons, nous calmons et tentons une enieme negociation. Et puis, nous partons, enerves. Le vehicule se remplit au fur et a mesure. Ils parviennent a faire
entrer dix indonesiens quand en France, nous ne tolererons que six passagers. La Toyota Kijang est LA voiture dediee au transport collectif. Son toit, parfois trop bas, empeche Jerome d'etre
assis correctement. Il nous est difficile de nous faire comprendre du chauffeur (dont la tete ne nous revient pas !), mais nous decidons d'abandonner et de poursuivre le trajet ainsi.
Quelques heures plus tard, nous changeons de transport. Un genre de pete-pete nous emmene jusqu'a Bira. En plus des nombreux passagers, nous sommes charges de bidons d'essence et de deux grosses
bouteilles de gaz, et de maigres planches de bois font office de sieges. L'odeur qui emane de toute la marchandise ne nous met pas en confiance... Mais que faire ? A part rire de tout ceci ! Et
encore plus, lorsque certaines passageres font arreter le vehicule pour acheter du poisson ou des palourdes a des petites gargottes qui longent la route.
Le chauffeur nous arrete enfin a Bira, petite station balneaire, egalement reputee pour la construction de beaux voiliers en bois. Nous avons l'occasion d'en voir en construction. Ce sont surtout
des Europeens qui font edifier ces chefs d'oeuvre, pour un prix modique. Du petit bateau de plaisance au voilier a deux mats, il y a du choix... Nous sommes ebahis par la beaute des bateaux,
qui font rever a de nouvelles aventures...
Hormis quelques touristes europeens, nous rencontrons des locaux venus profiter des jolies plages de sable blanc. Des travailleurs du chantier naval nous invitent chez eux, pour jouer de la
guitare autour d'une tasse de the. Un moment agreable, ou nous nous rendons compte une fois encore comme nos vies sont diametralement opposees. Seules quelques valeurs nous reunissent, c'est deja
ca. Nous prendrons exemple a l'avenir, en tous cas, sur leur sens de l'hospitalite... La femme du proprietaire de la guesthouse ou nous logeons, fait egalement partie de ces jolies rencontres
qu'on n'oubliera pas. Elle nous demontre par son histoire, une fois encore, qu'etre une femme en Asie du sud-est, d'une classe moyenne ou defavorisee, est tres difficile. Nous reflechissons,
indignes par la position de la femme, celle qui travaille dur, et par tous ces hommes qui trainent la journee...
Notre ami Piwi nous rejoint demain a Makassar. Nous remonterons progressivement ensemble l'ile de Sulawesi , pour atteindre Manado, au nord, debut Septembre. Et des que nous le pourrons,
nous nous connecterons a Internet...
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