Dimanche 19 août 2007

L'avion de la compagnie indonesienne Adam Air a bien atterri a Makassar, la capitale de Sulawesi. Rapidement, nous quittons cette grande ville pour rejoindre Pantai Bira, la plage de Bira, a 260 km de la.
Nous retrouvons l'aventure qui est propre a trouver le bon transport au bon prix pour nous rendre a Bira. Le chauffeur du "pete-pete" (un transport public urbain) tente de nous "voler" quelques milliers de rupiahs, en vain ; deja, notre humeur noircit un peu... Et nos regards s'enflamment lorsque les equipes de la station de bus tentent de nous imposer le "harga touris" (prix pour les touristes). Nous nous enervons, nous calmons et tentons une enieme negociation. Et puis, nous partons, enerves. Le vehicule se remplit au fur et a mesure. Ils parviennent a faire entrer dix indonesiens quand en France, nous ne tolererons que six passagers. La Toyota Kijang est LA voiture dediee au transport collectif. Son toit, parfois trop bas, empeche Jerome d'etre assis correctement. Il nous est difficile de nous faire comprendre du chauffeur (dont la tete ne nous revient pas !), mais nous decidons d'abandonner et de poursuivre le trajet ainsi.
Quelques heures plus tard, nous changeons de transport. Un genre de pete-pete nous emmene jusqu'a Bira. En plus des nombreux passagers, nous sommes charges de bidons d'essence et de deux grosses bouteilles de gaz, et de maigres planches de bois font office de sieges. L'odeur qui emane de toute la marchandise ne nous met pas en confiance... Mais que faire ? A part rire de tout ceci ! Et encore plus, lorsque certaines passageres font arreter le vehicule pour acheter du poisson ou des palourdes a des petites gargottes qui longent la route. 
Le chauffeur nous arrete enfin a Bira, petite station balneaire, egalement reputee pour la construction de beaux voiliers en bois. Nous avons l'occasion d'en voir en construction. Ce sont surtout des Europeens qui font edifier ces chefs d'oeuvre, pour un prix modique. Du petit bateau de plaisance au voilier a deux mats, il y a du choix... Nous sommes ebahis par la beaute des bateaux, qui font rever a de nouvelles aventures...

Hormis quelques touristes europeens, nous rencontrons des locaux venus profiter des jolies plages de sable blanc. Des travailleurs du chantier naval nous invitent chez eux, pour jouer de la guitare autour d'une tasse de the. Un moment agreable, ou nous nous rendons compte une fois encore comme nos vies sont diametralement opposees. Seules quelques valeurs nous reunissent, c'est deja ca. Nous prendrons exemple a l'avenir, en tous cas, sur leur sens de l'hospitalite... La femme du proprietaire de la guesthouse ou nous logeons, fait egalement partie de ces jolies rencontres qu'on n'oubliera pas. Elle nous demontre par son histoire, une fois encore, qu'etre une femme en Asie du sud-est, d'une classe moyenne ou defavorisee, est tres difficile. Nous reflechissons, indignes par la position de la femme, celle qui travaille dur, et par tous ces hommes qui trainent la journee...

Notre ami Piwi nous rejoint demain a Makassar. Nous remonterons progressivement ensemble l'ile de Sulawesi , pour atteindre Manado, au nord, debut Septembre. Et des que nous le pourrons, nous nous connecterons a Internet...

par KL & Jérôme publié dans : Indonesie
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 15 août 2007

Nous devrions atterrir ce soir a Makassar, la capitale de l'ile de Sulawesi. Nous passerons un mois sur cette grande ile biscornue, ou la notion du temps semble loin de celle que nous nous faisons en Europe... Le temps elastique, comme ils aiment dire ici !

Nous partagerons trois semaines d'aventures avec Piwi, venu nous rejoindre prendant son tour du monde. Entre les traditions tribales, les rizieres, la ungle, la montagne, de jolies plages de sable blanc, le programme risque d'etre charge !
Les connections a notre blog se feront surement plus rares, mais nous ferons en sorte de vous donner des nouvelles des que possible !

par KL & Jérôme publié dans : Indonesie
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Mardi 14 août 2007
Surabaya, la deuxieme plus grande ville d'Indonesie.  Ici l'amenagement urbain n'est pas en faveur du pieton. Il n'existe que peu de feu de circulation (et quand il y en avoitures passent tout de meme au rouge !),  aucun passage cloute, tres peu de passerelles pour traverser la rue.  Les vehicules foncent a toute allure, que nous soyons sur un grand boulevard ou une petite rue. La circulation est dense,  l'ai parfois irrespirable et on ne rencontre que peu de pietons... On comprend pourquoi. Le bruit permanent de la circulation finit par nous enerver. On ne s'entend pas parler a tresnte centimetres l'un de l'autre. Le resultat d'un tres mauvais amenagement urbain...  
Nous trouvons cependant refuge au Consulat de France. la-bas, un petit paradis pour nous. De quoi bouquiner (des magazines d'actualites recentes), regarder des DVD et TV5 Monde. Des Chiffres et Des Lettres existe donc toujours... Arielle et Bertrand vieillissent mal, dites donc ! Un moment de bien-etre pour nous, parfois en manque de la culture francaise...
par KL & Jérôme publié dans : Indonesie
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mardi 14 août 2007

De Bromo a Sumenepe, la ville la plus animee de la grande ile de Madura, il  y a bien dix heures de bus... Nous n'avons que tres peu d'informations sur cet endroit peu frequente par les touristes. Ca promet ! 
Cette ile, aussi grande que Bali, est peuplee par trois millions d'habitants. Autant dire qu'il y a peu d'espaces inhabites. Nous avons l'occasion de le remarquer lors de notre traversee en bus : des baraquements fragiles, aux grandes maisons du style neerlandais, des plantations de tabac a celles du teck, des vehicules de tous les cotes, des enfants qui s'entrainent pour la parade du 17 aout (jour de l'independance du pays)...

L'arrivee a Sumenep se fait de nuit. Un moment que nous detestons pour une entree en matiere. La ville la plus animee, soi-disant, est morte, l'hotel encore mediocre (un gros cafard train encore au pied de notre lit) et nous avons du mal a nous faire comprendre. La plupart des habitants de l'ile parle le Bahasa, et la langue de Madura... Nous avons beau etudie le phrasebook en Bahasa dans lequel nous avons investi, il nous reste difficile de communiquer.

Notre visite a Semenep eveille la curiosite de tous les habitants de l'ile. Rapidement, un employe de l'office de tourisme de la ville vient frapper a notre chambre. Il parle anglais, un vrai bonheur ! Ravi de rencontrer des touristes occidentaux, il nous propose de nous retrouver le lendemain pour nous aider a nous orienter et nous informer des lieux a visiter.
En realite, Semenep n'offre que peu d'attractions. C'est plutot Jerome qui fait l'attraction ! Telle une star, il deambule dans les rues, saluant les chauffeurs de bejak (cyclo), frolant parfois un accident de la circulation, tellement les gens ne sont pas habitues a voir un blanc... le seul de l'ile actuellement ! Les gens sont charmants, nous arretent pour entamer une conversation deja prealablement avortee par notre meconnaissance de la langue. Ils pensent que KL est du pays et ont du mal a comprendre qu'elle est francaise. Ca nous fait rire. Et puis, on se dit que ca doit etre horrible d'etre star ! Il n'y a pas une seconde ou l'on nous fixe du regard. Les gens se font des signes pour s'alerter de notre presence. Les enfants nous helent d'un "hello Mister" et rient a se rouler par terre.

Les gens sont genereux par ici. On nous offre le dejeuner a deux reprises. Nous choisissons de visiter les environs de la ville par nos propres moyens. L'occasion pour un chauffeur de transport collectif de nous arnaquer gentiment et de nous emmener gratuitement, par la suite, sur sa moto, pour visiter les grandes etendues de sel. Comme de la neige, a perte de vue, mais en Indonesie. La lumiere est fantastique.

Nous restons une journee supplementaire, en vue d'assister a une course de taureaux, l'une des attractions de l'ile. A partir du mois d'aout ont lieu des courses regionales, lors desquelles s'affrontent des jokeys. Ces derniers sont maitres d'une paire de taureaux qu'ils doivent faire courir sur le terrain d'un stade. Aux termes de plusieurs selections, courses..., ils affronteront les champions de chcune de sprovinces de l'ile de Madura.
Nous prenons donc place dans la tribune ombragee pour assister aux selections. Le temps qui s'ecoule entre chaque course est long, mais nous restons epates par la rapidite a laquelle les jokeys font avancer leur monture ! Leur technique pour ralentir avant le grand mur du fond est impressionnante. La foule est a fond dans ces courses ! Un enthousiasme que nous partageons, perdus au milieu de tous ces indonesiens qui ne comprennent pas ce que nous faisons chez eux... Ils sont cependant ravis de voir que nous nous interessons a leur ile, et c'est ainsi que nous nous retrouvons invites par les membres du gouvernement de l'ile, en tribune VIP... Ils ne parlent pas un mot d'anglais, mais nous assurent leur protection en cas de danger ! Ils font des blagues salasses avec Jerome (que nous comprenons grace a un Javanais, en week-end par ici)... Ils lui conseillent des remedes pour assurer sa virilite ! Apparemment l'ile de Madura est reputee pour ceci... Cette conversation dechaine la foule de VIP, que des hommes... Et oui, la femme est encore cantonnee a un role de femme au foyer... La religion musulmane est plus que jamais tres ancree sur l'ile. Il y a de fequents moments ou KL se dit la chance qu'elle a eue d'etre nee en France et d'avoir droit a l'independance...

Nous quittons Semenep, avec le sourire. Notre vie de star s'acheve. Nous retournons dans l'anonymat, du cote de Surabaya. Ce fut un agreable moment loin de la foule touristique.
Six heures de bus atroces suivent notre depart de l'hotel. Un etrange "elevage" melange entre un cafard geant et une sauterelle peuple le bus. Ils sont des dizaines a grouiller au dessus de nous, a tomber sur nos tetes ou nos bras. Nous en retrouvons meme a notre arrivee dans nos sacs... A quand un retour dans un monde aseptise ???

par KL & Jérôme publié dans : Indonesie
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 13 août 2007

A 3h30, le chauffeur d'une des nombreuses Jeep nous reveillent pour nous emmener a un point de vue, qui nous permettra d'avoir une jolie vue, justement, sur le Mont Bromo. Il dit faire quelques cinq degres. Nous sommes couverts de plusieurs couches, impatients d'assister au lever du soleil sur l'un des volcans les plus visites d'Indonesie. Nous sommes en compagnie des francais avec qui nous avions partage le minivan la veille. Ca bouchonne sur la route ! Nous sentons bien l'effet "grandes vacances en Europe"... Des centaines de Jeep snt gares au pied du point de vue, et nous retrouvons des centaines de touristes, assis sur des gradins ou debout pres de la rembarde, attendant dans le froid glacial, comme nous, que l'astre solaire fasse son apparition.
Nous n'allons pas cracher sur tous ces touristes et tous les vendeurs ambulants qui rendent ce moment special moins... special... Une vraie foire... Mais que nous oublions rapidement une fois que le panorama est eclaire. Merveilleuse image, rendue sublime, lorsque le Mont Cerumu, le plus grand volcan de Java, que nous voyons au fond, crache sa fumee du matin... La terre vit... Et c'est en direct devant nous ! nous approchons ensuite le Mont Bromo de plus pres, nos pieds sont poses a son sommet, la ou le cratere fait son apparitin. La ou les vapeurs de souffre sont difficile a respirer. L'ascension est plus simple que celle du Merapi, pour notre plus grand bonheur... il y a meme des chevaux qui peuvent transprter les touristes. La vue de la haut est splendide. Une sensation de domination. Les grands espaces a nos pieds.
Contrairement a tous les touristes, nous n'avons pas passe dix heures dans un mini-van pour repartir apres cette balade matinale. Nous choisissons de rester une jurnee supplementaire. Bonne decision ! Le Mont Bromo, et tout son environnement sont enfin a nous ! Tous les touristes partis, nous avons l'impression de nous retrouver dans un desert. Au pied du mont se trouve une grande mer de sable noir, de la cendre qui reste eternelle et qui est parfois entrecoupee par des mini canyons. Nous retournons admirer le cratere et les multiples reliefs qui dessinent le paysage. Du gris, du vert, du jaune, du noir, du blanc... Une vegetation presque alpine. Une lumiere du soir qui donne au Bromo une teinte differente. Nous pourrions rester encore longtems ainsi. Mais nous attendons la derniere crachee du Cerumu pour rejoindre notre chambre. Elle sera d'ailleurs impressionnante : Entre deux nuages de fumees au sommet, nous entrapercevons des eclairs bleus... Il y a quelqus jours, on croyai a une eruption terrible a venir. Les villages aux alentours sont en panique...

Il est temps de partir... Direction la grande ile de Madura, inconnue de beaucoup. Nous avons prefere laisser le volcan Ijen aux touristes et aux tours-operateurs, et nous y rendre lors d'un prochain voyage...

par KL & Jérôme publié dans : Indonesie
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Lundi 13 août 2007

Nous sommes a bord d'un mini-van, en compagnie d'autres touristes francais (Y-a-t-il eu des promos dernierement sur l'Indonesie pour que les rues de Jogja en soient envahies ?!). Nous prenons la route en direction du Mont Bromo, un des volcans de Java les plus visites. Dix heures de route nous attendent. Il va falloir etre patient...

Nous etions deja sensibilises a la conduite indonesienne, suite a nos excursions a Borobudur et au Prambanan. Mais nous etions alors dans des gros bus. Et nous savons que la priorite, en Asie, va toujours au plus gros...
Notre chauffeur, plutot jeune, rabat ses lunettes de soleil sur ses yeux, et demarre... On croirait etre sur un circuit de F1... Nous prions pour qu'il s'arrete... Il ne le fera que rarement (pour le dejeuner et pour la priere de 15 heures)! Il roule a une vitesses folle, depassant velos, pietons, motos, camions, gros bus, par la droite ou la gauche. Quelle importance d'ailleurs ! L'essentiel, c'est de depasser ! Surement une des regles que l'on apprend en cours de code. Mais nous avons un doute sur l'existence d'auto-ecoles en Indonesie ! Nous frolons un accident des dizaines de fois et voyons des bus debouler face a nous. Le chauffeur devie sa trajectoire a la derniere minute. Un des francais se retient de crier a chaque pseudo-collision. Le secret pour ne pas avoir peur : regarder sur le cote ou dormir... S'attacher ? Impossible, il n'y a pas de ceintures de securite... Ils sont pires que les cietnamiens, qui sont deja des grands champions de la conduite infernale...

Nous arrivons bien vivants et en un seul morceau au pied du Mont Bromo. Que d'emotions ! Ce n'est pas fini... Nous ressentons vers minuit quelques tremblements au fond de notre lit... Ce sont les secousses du seisme qui a lieu vers Jakarta. Pas de panique... Tout va bien pour nous...

par KL & Jérôme publié dans : Indonesie
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander

Photos Aléatoires

Albums photos

Contact - C.G.U. - Signaler un abus