Kuching et ses environs, notre derniere etape malaise. Kuching est la ville la plus importante de de Borneo, celle aussi ou le taux de pluviometrie est l'un des plus eleves au monde. Nous sommes
a quelques degres de latitude au nord de l'equateur, et ne pouvons donc echapper aux grandes averses tropicales.
Apres l'experience plutot decevante du centre de rehabilitation des orang-outans de Sepilok, nous decidons de la renouveler, mais du cote de Semenggoh, a quelques kilometres de Kuching. Le beau
temps semble etre de la partie et deja, a 8h30, nous debarquons dans un centre mieux amenage, dans un cadre "naturel" plus agreable. Le droit d'entree est dix fois moins cher et nous n'avons
pas a debourser un ringgit pour l'usage de notre appareil photo.
Deja, a l'approche du centre, nous voyons quelques touristes, la tete en l'air et l'air ebahi... Un de ces primates roux est deja la, au rendez-vous du petit dejeuner. En ce moment, la jungle
dans laquelle lui et les autres evoluent librement n'offre pas de fruits. Ils sont donc incites a rejoindre le centre pour trouver des fruits. L'agile orang-outan, de bonne humeur, cabriole et
avec agilite se faufile d'arbre en arbre. Nous sommes comme des enfants, a la vue de cet animal, qui degage une aura magique. Le centre abrite vingt-trois orang-outan, dont certains sont nes il y
a peu de temps. Nous aurons la chance d'en voir au moins sept !!! Deux meres et leurs bebes, protectrices a souhait. Les guides nous deconseillent de trop les approcher. Une morsure de leur part
nous vaudrait un sejour a l'hopital... Les meres se nourrissent de leur cotes, tandis que les jeunes s'entrainent a s'elancer d'arbre en arbre plus loin. Ils sont plutot patauds,
mais restent toujours plus agiles que nous ! En haut d'une haute branche, un autre orang-outan se balance, avec une amplitude impressionnante, afin de pouvoir en atteindre une autre.
Enfin, le moment magique pour nous reste l'arrivee du grand male dominant Richie. Entre deux branches feuillues, une lourde fourrure orange avance doucement vers la plateforme ou sont poses bananes, papayes et noix de coco. Il casse une lourde branche lors de son passage, tellement il doit etre imposant. Et il l'est, croyez-nous ! A deux metres de nous, fait face un enorme primate, au regard doux. Il ne lache jamais la corde (comme ses autres pairs), tendue entre un arbre et la plateforme. Elle lui permettra de se hisser pour vite fuir le danger. Il est la, nonchalant, arrachant avec vigueur l'ecorce de la noix de coco, et croquant a pleines dents dans ce fruit si dur ! Nous restons devant lui, admiratifs et heureux de voir qu'il existe encore des orang-outans qui sont proteges. Richie et les autres evoluent sur une superficie suffisante, mais ne pourront jamais vraiment sortir de ce cadre. Dehors, ils risqueraient d'etre tues par d'autres orang-outans, ou par des braconniers sans scrupules. Il y en malheureusement encore beaucoup...

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