La jungle du teman Negara est loin derriere nous lorsque nous retrouvons la sympathique Emily GH pour quelques jours de farniente. Il faut croire que nous avons besoin de nous poser quelques
jours, pour bouquiner, jouer au backgammon et travailler la suite de notre itineraire, en comagnie d'autres voyageurs. Au bout de quelques mois a visiter des pays, nous nous rendons compte qu'il
est aussi agreable de courir pour decouvrir des monuments, des paysages..., mais qu'il est aussi essentiel de savoir prendre son temps pour prendre un peu de recul.
Apres quelques jours de repos, nous sommes de retour a Kuala Lumpur. Nous accueillons nos amis parisiens, Florent et Seb, venus partager nos peregrinations en Malaisie pour trois semaines. Un
souffle d'air frais venus de la France. Un bien fou. Une agreable sensation que de retrouver des tetes familieres (Bien que nous nous soyons reveiller a 5h30 du matin pour les recuperer a
l'aeroport...).
Nous ne nous attardons pas dans la capitale grouillante et partons le lendemain pour les Cameron Highlands, station touristique en altitude, reputee pour ses plantations de the. Le taxi qui nous
y emmene traverse les grandes autoroutes menant vers le nord, avant d'attaquer une longue ascension tres sinueuse vers Tanah Rata. Il suffit de fixer la route pour ne pas vomir, mais les
accelerations et les freinages continus de notre chauffeur finissent par nous endormir ou nous agacer... Nous arrivons entiers dans la ville. La temperature est deja bien fraiche et le vent
souffle relativement fort. Mais nous demarrons notre premiere randonne de deux heures, a travers une foret tropicale dense. Quelques passages difficiles ou legerement escarpes, mais nous nous en
sortons tous bien. C'est une petite mise en jambe a la balade du lendemain...
Apres une bonne nuit de repos (les parisiens se remettent du decalage horaire), nous nous preparons a notre randonnee : parapluies, pull et snacks. Il fait toujours aussi frais, mais apres
quelques minutes a grimper le mont Burichang, nous suons deja et nos pantalons se tachent rapidement de boue. Il faut bien calculer ou nous posons nos pieds, car la pluie de la veille a rendu le
terrain tres boueux. Jerome ouvre le chemin, suivi de Seb qui veille a ce que Florent ne tombe pas (il ne faut pas salir le pantalon Paul Smith, tenue ideal pour grimper hihihi!), et KL ferme la
marche, deja salie au bout de quelques minutes. La jungle grouille de grands arbres lies le suns aux autres par des lianes tenaces. La mousse qui couvre la vegetation donne au lieu un air de
foret de Blanche-Neige. Les racines des arbres nous servent de marches ou de cordes. Au sommet, les nuages nous empechent de vois Sumatra a l'horizon, mais nous sommes tous contents d'etre
arrives. On aurait cru cette traversee de la jungle sans fin. Et puis, il ets temps de redescendre par une route goudronne. Au passage nous nous ebahissons devant un singe en liberte qui saute
d'un arbre a l'autre et qui se cache lorsqu'il decouvre notre presence. Et ouis, enfin, nous nous retrouvons parmi les plantations de the des Cameron Highlands. Le soleil refait son apparition,
comme par magie. Il eclaire ces arbustes de the d'un vert eblouissant, qui forment un labyrinthe geant sur un relief vallonne. Entre ces arbustes, des travailleurs venus d'Inde ou d'Indonesie
effectue le difficile travail de la cueillette. Sur une surface ascendante, ils ramassent les jeunes poussent et les stockent dans un grand panier qui couvre leur dos. Ils vivent non loin des
plantations, dans des maisons bleues, parfois en tole, et sont regroupes par pays ou par region. La vie la-bas n'est pas comme la notre...
Nous terminons notre marche de cinq heures par la visite d'une ferme d'insectes, de reptiles et de papillons, histoire de rassurer les parisiens sur la vie animale a laquelle ils seront
confrontes les prochaines semaines !!
Demain nous quittons la fraicheur des Cameron Highlands pour Kota Baru, avec le jungle train. Ce ne sera d'ailleurs pas le train climatise que nous avions deja emprunter, mais un train local. La
chaleur penetre par les fenetres des que le train s'arrete. Il y aura trente-deux arrets... Imaginez la lenteur que nous subissons... Dur d'etre en vacances, n'est-ce-pas ?
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