Deux mains et deux pieds ne suffisent pas pour denombrer le nombre de rivieres et de lacs poissonneux en Nouvelle-Zelande. POur le plus grand, que dis-je, l'immense bonheur de Jerome. La canne a
peche voyage encore avec nous et se fait desormais accompagner de nouveaux leurres. Nous savons bien que l'asie n'a pas ete miraculeuse en terme de peche. Jerome mise donc tous ses espoirs
pour traquer le saumon et la truite, qui font la renommee de la Nouvelle-Zelande en terme de peche en riviere. Et oui, Jerome est pret a se mettre a ce type de peche, lui si fidele a la
peche en mer.
Pendant pres de trois semaines, Florent, Seb et KL attendent de voir le pecheur revenir heureux de sa peche. Il brave la grisaille, la pluie, le vent ou le soleil. Rien
n'y fait. Quelques truites mordent mais ne se ferrent pas. Le temps passe, la motivation est toujours la, mais les heures passer a pecher de l'eau ou des algues finissent pas lui
donner un peu de desespoir.
Les parisiens rentrent, avec un doute certain sur les vraies aptitudes de notre pecheur... Il ne faut que quelques jours et un retour du beau temps pour qu'enfin des truites
arc-en-ciel et brunes viennent enfin s'accrocher !
La meilleure des peches reste celle de Wanaka. Au croisement du lac et de la Clutha riviere, reputee mondialement pour la peche a la truite, Jerome ramene trois belles truites, dont une
qui satisfait nos papilles - ca change des pates ! Rapidement, tous les habitants du camping entendent parler de cet evenement ! Tant de pecheurs tentent vainement depuis plusieurs jours de
ramnere des truites. Certains viennent demander conseil aupres du pecheur francais, les leurres utilises, le moment de la journee le plus propice. Et c'est ainsi que les jours qui suivent,
quelques pecheurs viendront tenir compagnie a Jerome, au lever du soleil.
Mission accomplie... Apres tant d'espoirs et de bredouilleries en Asie !
Desormais, il ne lui reste plus qu'a nous ramener des Kingfish, Snapper et Requins blancs - hihihi - de notre prochain periple en Australie !
"Regardez, on dirait les vaches de normandie !", "wow, c'est comme en Suisse...", "Et la, l'Alaska" _ Aucun d'entre nous n'y est jamais alle - "Par la, le Nevada !", "On se croirait dans la
jungle en Malaisie, la chaleur, en moins", "Et cette cote ressemble tellement a la Bretagne !", "C'est dingue, on se croirait sur Mars" - On espere bien y aller un jour - "Les Alpes ou les
Pyrennees ?", "Tekapo, presque comme Annecy", "L'architecture de Dunedin rappelle celle de Dundee", "Cette ville fantome me fait penser a Rauma".
Bref, il nous est bien difficile de decrire la Nouvelle-Zelande. A la fois, tant de paysages rappellent ceux d'autres contrees, et puis la possibilite de passer d'un paysage a l'autre en quelques
kilometres en font un pays unique. Unique egalement par sa faible densite, 6 habitants/km2 sur l'ile du Sud, les grands espaces, la profondeur du champ de vision. Nous restons eblouis a
chaque virage de la route sur laquelle il est tres agreable de rouler. Les points d'observation sont tres bien indiques, la multitude d'informations nous aident a tracer notre itineraire.
Sur quinze jours, nous avons longe les collines arrondies sur la route qui nous mene a Kaikoura. Nous avons egalement aime la jolie baie d'Abel Tasman, les grandes forets de fougeres, des
formations geologiques etonnantes, la langue de glace geante du Fox Glacier, le Central otago desrtique, le sublime penonsule d'Otago, de magnifiques montagnes, des lacs a l'eau turquoise. En
somme, de quoi rendre un vacancier heureux ! Il est si facile de tomber amoureux de cette lointaine Nouvelle-Zelande...
Nos chemins se sont separe a Semporna, en Malaisie. Les voici avec nous de nouveau, mais a Christchurch cette fois. Florent et Sebastien. Nous sommes ravis de retrouver les parisiens,
toujours en version Paul Smith et bas de contention, mais sans valise. Et oui, trente heures et quatre vols plus tard, il aurait ete tout simplement trop beau de tout avoir en une seule fois...
Nous ne pouvons perdre notre temps a attendre cette valise qui est quelque part entre LA et Auckland. Alors c'est elle qui nous retrouvera.
Au programme de cette quinzaine a quatre, la decouverte d'une partie de l'ile du Sud de la Nouvelle-Zelande, reputee pour ses paysages mythiques, des especes animales rares. La formule se veut
itinerante. C'est donc Henry, notre van orange, loue a la compagnie Spaceship, qui nous servira a la fois de voiture et de maison. Florent et Seb logent dans le van, quant a nous,
nous optons pour le toit sur lequel se trouve une cabane que nous devons derouler chaque soir.
Heureux d'etre sur la route, heureux de notre vie de bohemes - Pas trop bohemes non plus, puisque nous passons toutes nos nuits dans des campings tres bien equipes.
Tant que le soleil se montre, nous sourions, beats devant la beaute de tous les paysages. Dans un premier temps, nous remontons le nord de la cote est, longeons ensuite la cote nord ensoleillee
pour entrer doucement sur la facade ouest, reputee pour ses pluies frequentes, parfois diluviennes (7000 mm d'eau par an a certains endroits). A notre arrivee au Fox Glacier, sur la facade ouest,
nous sommes victimne d'une tres grosse pluie et d'un vent violent. La toile de la cabane sur le toit n'etant pas impermeable, nous risquons d'etre trempes. Par consequent, nous arpentons les rues
du village afin de degoter une bache geante pour couvrir la cabane sur le toit. A l'unique superette du coin, Jerome et Seb se voient repondre "Vous ne trouverez jamais de bache dans la ville...
desole". Notre dernier recours, la station-service. La-bas, sur une etagere poussiereuse, l'unique bache du village ! rapidement, elle devient notre. Malgre les grosses rafales de vent,
Jerome et Seb - Toujours les memes ; Florent et KL sont en train de surveiller le seche-linge au sec hihihi - se mouillent jusqu'aux os pour envelopper et corder la bache geante. Cette
derniere tient jusqu'au petit matin... Les vetements trempes de la veille sont seches sur la route, grace au chauffage d'Henry.
Rapidement, le beau temps est de retour. Avec lui, les agacantes Sandflies. Ce sont de terribles moucherons qui nous sautent dessus, qui nous piquent et nous laissent en souvenir un petit bouton
qui demange vivement durant plusieurs jours. Apres le Baygon anti-moustiques de la Malaisie, nous disposons de la versionneo-zelandaise anti-sandflies.
3000 kilometres de route, des centaines de stops, des milliers de photos, des changements d'itineraires frequents - la meteo en est le facteur principal. Bref, d'excellents souvenirs avec nos
visiteurs les plus fideles - Ils gagnent la medaille avec Nhung !
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