Samedi 20 janvier.
Nous quittons Hanoi ce soir, sous un crachin qui nous rappelle le nord. Le taxi vient nous chercher a l'agence de voyage vers 18h15. Le personnel nous assure que le bus est grand et plutot confortable et que nous passerons par le poste fontiere de Lao Bao. Apres changemen de bus, nous pourrons rejoindre Savannakhet. Comme les passages precedents se sont bien passes, nous partons plutot detendus...
Quatre autre backpackers nous accompagnent, plutot presses et deseperes par le manque d'explications habiuel des vietnamiens...
Le bus ne sera pret que vers 20h. Nous devons donc encore patienter. L'organisateur du voyage nous rejoint vers 19h30. L'ambiance devient tendue. Mauvais signe pour nous... Il nous explique que les bus sont bondes car nous sommes en periode de vacances. Beaucoup de gens partent donc pour le Laos. Vers 20h, l'homme au regard fuyant et fourbe nous emmene jusqu'au bus... Et c'est la que commence notre traversee en enfer !
Nous sommes les premiers a monter dans cet engin qui ne date pas d'hier, charges de nos sacs a dos, toujours aussi gros. Aucune place assise, ni meme d'espace pour traverser le couloir. Des cartons s'amoncellent devant nous, des valises se superposent, des gros bouquets de fleurs se melent a un mandarinier. Ou vont-ils tous ainsi si charges ?!
Nous descdendons du bus, en colere, bien evidemment. Un dialogue houleux s'instaure pour que l'rganisateur truve une solution. Il n'y a pas assez de places assises pour nosu tous, deux etudiants Lao attendent encore derriere nous !
Le chauffeur du bus et les passagers se melent a la discussion. Ils sont tous a claquer !!! On nous propose de mieux ranger les cartons et les sacs pour nous laisser de l'espace, et surtout nous pourrons nous asseoir dans des pauvres mini-chaises en plastique, placees dans le couloir. Quel confort royal pour vingt heures de voyage !!! Nous refusons et sommes prets a rebrousser chemin, tellement nous sommes en colere !
Bref, apres une heure et demi de palabre, nous nous resignons a monter dans le bus, nos visas expirant le lendemain. Les quatre autres touristes repartent a Hanoi. Nous obligeons le chauffeur, bougond, a nous faire de la place et exigeons d'etre assis a cote.
21h30. Depart du bus. Nous avons l'impression d'avoir construit une cabane a base de cartons et de valises. Nous pouvons allonger nos jambes... Une famille de chinois nous entourent... Ne voyagez jamais a cote des chinois ! Ils fument dans le bus, ils crachent dans le bus, ils pissent dans une bouteille dans le bus, ils changent leur serviette hygienique dans le bus, ils mangent des aliments nauseabonds, ils rotent, ils petent, ils parlent fort et ils jettent les bouteilles en verre et les sacs plastiques par la fenetre.... C'est horrible... Et ca va durer plus de vingt heures !!!
Nous finissons par nous endormir jusqu'au premier arret vers 6h du matin. Nous demandons au chauffeur le nom de la ville ou nous pourrns changer de bur pour Savannakhet. Apres 30 secondes de discussion, nous nous rendons compte que nous ne verrons pas Savannakhet, a moins de trouver un transport par nous-memes. Nous decidons donc de faire la traversee en enfer jusqu'au bout, jusque Vientiane.
7h30. Nous sommes reveilles par le chauffeur. Il nous faut nous presenter aux douanes vietnamiennes pour le visa de sortie. La brume donne a l'endroit une atmosphere glauque. Nous parvenons jusqu'au guichet ou une horde de vietnamiens se pressent pour donner leur passeport au douanier. C'est le desordre total ! Completement a l'oppose de cet ordre impose lors de la visite du mausolee d'Ho Chi Minh. Le coup de tampon nous coute 1 dollar par personne. La douane vietnamienne doit etre fortunee a ce jour-ci... Nous rejoingons ensuite les bureaux lao... Le coup de tampon sera de l'ordre de 12000 kip par personne. En semaine. il est de 2000 K. C'est enervant, surtout vu le prix du visa... Mais nous n'avons pas le choix ! C'est la loi du fric qui regne dans ces administrations...
nous remontons dans le bus, avec la hate d'arriver a Vientiane ! KL tente d'appeler son oncle et sa tante de Vientiane pour lui rendre visite... En vain... Persnne ne repond... Nous ferons une visite surprise ! L'attente est longue, puisqu'il nous reste bien huit heures a parcourir, dans un bus couvert de poussiere et de saletes ! Les chinois sont toujours aussi impolis et bruyants. les parents font boire du red bull et de la biere au petit de trois ans ! Bravo ! Autre detail hallucinant : ils sont sales, ils puent, mais a l'un des arrets, l'aine des fils a ramene a son pere le kit pour cirer les chaussures ! Les chaussures en cuir qui brille reste un signe de richesse exterieur ! Et ce sont eux qui domineront la planete un jour... Au secours ! Nous sommes abasourdis...
17h. Nous arrivons enfin a la gare routiere de Vientiane. Nous rejoingons le centre avec un tuk tuk collectif. Pas de klaxon> pas d'agression ! Quel contracte avec Hanoi. La chaleur est de retour... Nous sommes contents d'etre arrives ! Il ne nous reste plus qu'a trouver la famille de Kl et tout rentrera dans l'ordre... Le taxi nous arrete a Khoun Bulonm Road. En 1989, il n'y a vait pas autant de voiture, ni de commerce. KL ne reconnait rien. Selon une habitante de la rue, les numeros de rue ont regulierement change ces dernieres annees. nous allons nous armer de patience pour retrouver la maison... Apres une demi-heure de marche et de recherche, le resultat est nul. Une habitante du quartier tente de nous aider, en vain. Nos dos sont endoloris. Nous tentons une derniere fois et demandons a un jeune qui parle anglais. Nous lui precisons que la famille parle viet. Il semble tilter... Il appelle une voisine qui parle vietnamien. Elle nous dit connaitre Nikhom et latsani. D'ailleurs leur maison est juste devant nous. Hourra ! Enfin... La maison est fermee. La voisine nous informe qu'ils sont partis cinq jours a Chiang Mai, avec Co Trinh, la tante de Kl qui habite a Canberra... Ils reviendront dans deux jours.
Toutes les GH sont completes. Apres une heure de recherche, KL se pose dans un cafe. Jerome part seul a la recherche d'une chambre. Nous finissons par prendre une chambre dans un hotel pour 15 dollars. Pas le choix...
Nous nous consolerons en degustant une delicieuse pizza et en flanant dans le centre de la ville, agreable et charmante. Vivement demain !
Notre place royale dans le bus (la boule verte : un hamac, avec un chauffeur dedans bien sur !)
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