Samedi 17 mars 2007
Par Vladimir B.

Alors que l’actualité française est rythmée aux grés des sondages que suit avec passion la majorité de nos concitoyens, nous nous retrouvons régulièrement pour suivre les aventures de Kim Ly et Jérôme sur ce blog. Un dépaysement momentané salvateur (surtout quand on est au bureau) par la lecture de récits qui ont souvent l’intérêt de chercher à retranscrire l’ensemble des sensations ressenties par nos deux aventuriers durant la ou les journées écoulées. Souvent, tout y est décrit : les paysages, les bruits, les odeurs, mais aussi les frissons et les bouffées de chaleur, qu’elles aient été provoquées par le climat ou par ou par des personnes… Ainsi, hormis l’amitié voir l’amour qui nous lient à eux (je t’aime Jérôme), Tuyet Nhung (la jolie sœur de Kim Ly) et moi-même (Vladimir, veste rouge, toque ébouriffée sur les photos) avions hâte de les rejoindre et de vivre, nous aussi, quelques instants magiques ou, en tout cas, quelques jours coupés de tout. C’est ainsi que nous avons débarqué à Bangkok. Ensuite, tout s’est enchaîné de façon tellement rapide que j’ai mis une semaine à faire le tri et à rédiger à leur demande ce petit article sensé décrire notre vision de leur démarche et de leur quotidien. Et j’y viens :

Quand on découvre le blog de nos deux bourlingueurs, on se pose bien des questions, encore plus quand on lit ce qu’il y a entre les images (autocritique). Et parmi ces questions, j’en choisirai deux très générales, susceptibles l’une et l’autre de générer chez les débateurs polémiques voir agacement : pourquoi ce voyage et pourquoi ce blog ? Les premières réponses venant à l’esprit sont : l’enrichissement personnel et le partage. Ainsi, comme décrit plus haut, chaque article fait référence à des événements vécus et tente de le décrire le plus précisément possible. Donc du point de vue de Kim Ly et Jérôme, l’évidence est que ce blog leur permet de garder contact avec leur famille, leurs amis, leur culture, tout en permettant à tout un chacun de partager leurs découvertes et expériences. Toutefois, à partir du moment ou KL et J ont créé ce blog, leur « bébé » leur a échappé et se retrouve avec 400 parrains hebdomadaires (affluence moyenne) en droit de critiquer la façon dont il est élevé ! Personnellement, je n’émettrai pas de critique négative. Certes il y a toujours une part d’exhibitionnisme dans une telle démarche, mais en ayant vécu à leurs côtés, j’ai pu saisir à quel point la rédaction de ce blog pouvait autant les amener à penser, trier et même apprécier encore d’avantage les évènements vécus. J’en arrive (enfin) à ce que j’ai retenu de cette aventure et ce que je pense de leur voyage. Ce dernier a été préparé minutieusement, financé grâce à une rigueur financière que l’on pourrait résumer par un mot italien : spaghetti. Ils ont beaucoup étudié, beaucoup lu, passé beaucoup de temps à choisir/sélectionner, mais ils ont surtout fait une chose : ils l’ont fait. Et les personnes que nous avons retrouvées après 4 mois d’aventures ne sont pas les mêmes personnes que nous avions quittées il y a 4 mois. Ils ont été enrichis par tout ce qu’ils ont vécu. Loin d’être devenus des babas-cool mystiques désireux de monter une guest-house au fin fond du Laos et de fuir toutes les réalités de l’économie de marché, ils ont, au contraire, plus que jamais conscience qu’ou que ce soit, les problèmes sont les mêmes : argent, maladie, discrimination, mais que dans ces pays qui sont plus pauvres que notre vieille France (patience c’est en train de changer) on cherche d’avantage à survivre qu’autre chose. C’est sans doute de là d’où vient l’obsession des asiatiques pour l’argent, mais aussi leur générosité et leur gentillesse spontanée. Car, quand on a rien à perdre, on a tout à gagner et on a souvent moins peur de l’inconnu. Pour revenir à notre sujet, leur connaissance de ces mondes, qu’ils essayent de nous transmettre, leur permettra sans nul doute de poursuivre leur vie future avec de nouvelles armes, intellectuelles et même spirituelles qui leur permettront de mieux gérer les soucis quotidiens, qu’ils soient graves ou, bien souvent, superficiels.

Pour finir, (j’imagine que peu de personnes auront tenu jusque là alors bienvenu dans la conclusion) je dirai que tandis que nous sommes tous obsédés par la malbouffe et la quête d’une vie plus longue, Kim Ly et Jérôme pose une autre question, celle de ce concept qui fait l’objet de tant de débats mais que l’on oublie trop souvent de chercher véritablement et efficacement : le bonheur. Vivre le plus longtemps une vie sans saveur est-il si intéressant que cela ? Etre en bonne santé (chance parmi les chances) mais ne pas en profiter et se la gâcher avec des futilités est-il nécessaire ? En effet, l’argent est quelque chose d’indispensable pour évoluer au mieux sur cette planète (ce voyage, impossible à réaliser sans argent en est la preuve), mais on peut toutefois se poser des questions sur les satisfactions matérielles qu’il procure et aux choix erronés qu’il nous amène souvent à faire. Nous qui lisons ce blog devant notre écran d’ordinateur, assis à notre bureau, au boulot, pourquoi n’en ferions-nous pas autant ? Ce voyage avec tout ce qu’il implique, effectué grâce à l’effort « contre-nature » (adieu les soldes) qu’on effectués Kim Ly et Jérôme en se privant durant plusieurs mois vaut selon moi, cent fois plus que n’importe quel home cinéma, n’importe quelle collection de DVD et n’importe quelle console de jeux vidéos. En plus, je les ai trouvés plus affûtés qu’après 4 mois dans n’importe quelle salle de gym à 1300 euros l’année ! Tout est finalement question de priorités, mais surtout de volonté. C’est sans doute, en plus des merveilleuses expériences qu’ils nous racontent et qu’on a pu vivre à leurs côtés, la leçon que je retiens de ce blog et de ces presque-2 semaines qu’ils ont partagées avec nous. Oui, le bonheur parfois ça se rencontre, mais le plus souvent ça se provoque et/ou ça se crée.

Merci et bons voyages…

NB de KL : enfin, pour la vraie version, on ne s'est pas trop prives de vin, biere et fromage... Et merci pour ces mots...
par Vladimir publié dans : Thaïlande
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Samedi 17 mars 2007
Nous partons de Kamphaeng Phet ce samedi 16 mars.

La route est longue jusque Bangkok, plus de 5 heures pour parcourir 350 km. Ce sera l'occasion pour nous de voir defiler des scenes de vie a travers la vitre du bus. Deja, le jaune paille seche des rizieres laisse place au marron boueux de la jachere ou au vert flashy des premieres pousses. C'est magnifique ! Deci, dela, quelques palmiers geants emergent de ces rails de riz qui nourriront des familles entieres, ici et peut-etre meme chez vous. Les vaches cultivent leur maigreur en broutant de l'herbe parfois recouverte par le plastique (les Thais en usent et en abusent surtout...). Plus loin, sur la route encore en travaux, des marchands se succedent, attendant surement qu'une voiture freine brusquement pour se laisser a quelques gourmandises ou caprices : fruits frais, poulets grilles, confiseries, chapeaux de bambous et meme des hamacs ! Meme sur la route, on trouve de tout... Malgre la chaleur, les marchands ambulants persistent sur le gravier ou le macadam brulant. Nous nous demandons comment ils font pour supporter une telle chaleur. Enfin, comme partout dans le pays, de nombreux temples se dressent sur les bords de la route, et dans le fond, Bouddha veille. Assis, allonge ou debout.
Mise a part quelques camions renverses, il n'y a pas d'actions. C'est l'occasion pour nous de dormir (faut bien prendred des forces), ecouter pour la enieme fois Vincent Delerm ou les Jackson Five (merci Vlad pour la compil...), lire. Et parfois tout simplement avoir le declic de ne pas se dire "Qu'est-ce que c'est encore long ce trajet !!!", mais plutot "Wahou ! Nous sommes encore sur la route, en Asie. Mais ou allons nous encore nous retrouver ?".

Nous entrons prochainement dans notre sixieme mois de voyage. Deja ! Quand nous regardons une map monde, nous nous apercevons que les routes que nous avons parcourures ne representent rien par rapport au reste. Et pourtant, nous avons conscience d'avoir vu des choses differentes, detonnantes, deroutantes, seduisantes, depuis le debut de notre periple. Le monde est grand et quelques mois ne suffisent pas a le comprendre. Au moins a le sentir... Heureusement, il nous reste encore 18 mois !!!
Nous ne nous sentons pas changes (a part nos coupes de cheveux incroyablement denuees d'esthetisme). Peut-etre que le regard sur les autres a pris le dessus sur le regard sur soi. Nous remettons en question certains de nos principes europeens et tentons de trouver le meilleur moyen de vivre apaises. Nous, europeens, avons-nous raison ? Ou sont-ce plutot ces fatalistes asiatiques qui ont trouve la solution miracle ?
Bientot six mois, et nous revons a toujours plus. Notre curiosite est amplifiee et nous esperons continuer sur ce meme chemin.
par KL & Jérôme publié dans : Thaïlande
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Jeudi 15 mars 2007
A cette question, la plupart des commercants de la Thailande nous adressent un sourire qui veut en dire long. Tout est pretexte a fabriquer pour moins cher (et parfois pour une mondre qualite !) et faire de ce pays le paradis du faux et de la contrefacon ! Nos yeux d'amateurs finissent par deceler les fausses piles Duracell, les shampoings Head & Shoulders qui donnent plus de pellicules, des T-shirts Lacoste ou le crocodile semble morose, des jeans Diesel qu'on aurait envie de ramener en France, et un Ipod qui n'a pas besoin d'Itunes pour telecharger de la musique. N'oublions pas les copies grossieres des sacs Vuitton mais egalement les t-shirts Ralph Lauren qui donnent l'impression d'etre sortis du magasin ! Bref, cette liste n'est que trop courte par rapport a tout ce que nous pouvons voir ! Et en matiere de faux, on ne vous raconte pas ceux qui, ravis d'avoir rencontre une belle Thai, se retrouvent le soir face a un ladyboy...
La thailande, pays du faux, mais toujours avec le sourire... Yes this is a copy Sir, but so cheaper !
par KL & Jérôme publié dans : Thaïlande
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Jeudi 15 mars 2007
Nous poursuivons nos peregrinations sur la route des temples. Apres Ayutthaya, arrive le tour de Sukhothai et de Si Satchanalai. Mars n'est pas la meilleure periode pour les visiter car la chaleur est etouffante et l'environnement est sec, mais nous y sommes, donc nous ne pouvons manquer cette occasion !

Sukhothai fut la premiere capitale du royaume Siam. Son ere dura plus de deux cents ans, a partir du milieu du XIII eme siecle. Le parc historique se trouve a une dizaine de kilometres de la nouvelle ville ou nous logeons. La Ban Thai GH, une bonne adresse a retenir. Nous partons de bonne heure, vers 7h, afin d'eviter la foule de touristes et surtout le soleil agressif. 6h aurait ete meme plus judicieux... Nous louons deux bicyclettes a l'entree du parc, ce qui nous permettra de decouvrir les differents sites plus aisement. Nous demarrons par le War Chum, au nord du parc. Incontestablement, le plus beau a nos yeux. Niche au milieu des arbres, une enceinte de murs en briques protegent jalousement un immense bouddha assis de 15 metres de haut. Sa main est plus grande que Jerome ! La statue adopte la position de serenite. La laterite est chaude, mais la couleur en est si belle, contrastant avec le ciel bleu et l'herbe jaune sechee. Le site est incroyablement agreable a visiter et pedaler nous permet d'avoir de l'air.
Nous parvenons a nous faufiler entre les cars de groupes de touristes pour visiter les principaux temples en ruines. Nous aimons les observer. Certains imitent les positions de Bouddha pour figer le souvenir en photo. D'autres ne descendent meme plus du petit train, tellement ils ne sont pas interesses. Surement attendent-ils de debouler sur les plages du sud... Parfois meme, nous nous moquons d'eux... Et puis, nous nous regardons. Nous ne sommes surement pas meilleurs ! Nous quittons la vieille Sukhothai et ses nombreux bouddhas vers 12h30.

Si Sachanalai et Chailang nous attendent le lendemain. Nous prenons un bus pour parcourir la cinquantaine de km qui nous separe de ce site de style Sukhothai. Nous louons des velos a nouveau. Durant tout notre parcours, nous avons l'impression de circuler sur une ile, tellement l'atmosphere y est calme et douce. Les habitants nous font des signes, nous disent bonjour. De grand sourires... Nous sommes bien en Thailande, ne l'oublions pas ! Les sites sont moins bien restaures qu'a Sukhothai et Ayutthaya. Mais il en subsiste un charme reel qui rend a nouveau compte de la grandeur du royaume Siam et surtout de l'influence Khmer... Certains temples nous rappellent Angkor.

Nous partons demain de Sukhothai pour Kamphang Phet, derniere etape de notre route des temples en Thailande... neanmoins, le bouddhisme a toujours autant de secrets pour nous... Nous commencons a nous faire quelques idees a propos de cette religion tant epargnee par les critiques, contrairement au christianisme et a l'islam. Mais nous aurons l'occasion de vous en reparler a l'issue de notre sejour en Asie su sud-est bouddhique.
par KL & Jérôme publié dans : Thaïlande
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Mardi 13 mars 2007

Dimanche 11 fevrier.

Nous sommes a Nan depuis deux jours. C'est une ville calme qui se trouve au nord-est de la Thailande. Nous pouvons passer quelques heures a travailler sur le programme des prochains mois, entre deux mangues jaunes delicieuses qui viennent d'un des nombreux marches.
Nous avons pose nos sacs a la Nan guesthouse, petite pension familiale qui organise egalement quelques treks. Nous sommes toujours a l'affut de randonnees et de decouvertes... C'est ainsi que nous rencontrons Samak, le guide de la pension. Samak, 48 ans (il en parait beaucoup moins), nous propose un circuit de deux jours, personnalises a nos envies : marche dans la nature pendant deux jours, loin de la foule touristique (qui n'existe pas reellement a Nan !) et decouvrir de nouveaux cotes de la culture Thai. Le guide nous previent tout de meme que les paysages sont secs et que ce n'est pas la meilleure periode pour visiter le nord de la Thailande. Pas de souci, nous nous adaptons...

Samak, guide depuis quelques mois (Il etait chimiste a BKK, mais est revenu a Nan pour des raisons personnelles) decouvre ce "circuit" en meme temps que nous, le lendemain. Nous esperons ne pas tomber dans un traquenard. Nous payons tout de meme 40 euros par personne pour deux jours...
Nous debutons notre balade en moto pour rejoindre le district de Mae Charim ou nous passerons la nuit. Au bout d'une trentaine de kilometres, nous faisons une halte, le temps pour Samak d'acheter quelques provisions. Il est aux petits soins avec nous, c'est tres agreable ! Soudain d'une baraque en bois surgissent deux hommes. L'un a une gueule a tourner dans les films asiatiques (barbe de dix jours, petite taille) et l'autre donne l'impression d'etre un guerillos tout juste sorti de la jungle... Ils grimpent sur une moto et parlent a notre guide... Il s'agit en fait de nos deux nouveaux compagnons de route ! Comme Samak decouvre ce circuit, il prefere demander les conseils de deux locaux qui ont l'habitude de passer du temps dans la zone ou nous nous rendons.
Nous parquons nos motos dans un petit village Hmong. Nous dejeunons rapidement dans une vielle maison en bambou, avant d'attaquer une marche sous le soleil. Les deux locaux nous encadrent et nous ouvrent le chemin grace a leur super machette ! Ils les manient avec adresse et en deux secondes nous font un baton de marche avec du bambou. Genial ! Nous avancons dans la foret tropicale, d'ou des bambous geants et des arbres d'une taille inimaginable depassent. Nous entendons soudain des bruits au loin, comme des tirs de fusil. Serait-ce des chasseurs ? Non... Il s'agit de bambous qui eclatent au contact des flammes. En fait, de nombreux villageois debroussaillent la foret a la fin de l'hiver pour rendre le sol plus fertile. Du coup, la foret que nous traversons ressemble plus a une cheminee remplie de cendres qu'a la jungle ! La chaleur y est intense. Nous avons la sensation que nos joues brulent. La descente est parfois glissante, tellement il y a de feuillesmortes qui jonchent le sol, mais nous sommes heureux de marcher ! Nous restons surtout impressionnes par la taille des arbres... Les deux guides locaux et Samak nous amenent finalement dans un lieu verdoyant de bananiers, d'arbres fruitiers inconnus, de lianes, au milieu duquel coule une petite riviere. Nous improvisons une petite baignade... et surtout nous observons avec admiration le dynamisme de nos trois guides ! De l'autre cote de la riviere, ils nous construisent en un rien de temps un campement ephemere en bambou. Il est important de savoir que nos guides locaux sont issus de l'ethnie des Htin, reputes pour leur savoir faire inconteste de l'utilisation du bambou, a l'aide de leur machette. Ils nous en feront la preuve tout au long des deux jours. Quelques coups de machette et feuilles de bananiers geantes plus tard, notre hutte en bambou est construite ! Nous continuons de nous reposer tandis que l'equipe de choc s'active a nouveau ! Ils partent pecher au filet, laissant Jerome un peu frustre mais tres admiratif de leur habilete. A chacun son metier ! Nous prenons des photos pour ne pas louper une miette de ce moment. Samak tente de les aider, mais est plutot gauche. C'est drole ! La peche a ete bonne, car le panier est rempli de petits poissons. Les trois guides nous preparent le repas et nous chouchoutent ! nous sommes comme un roi et une reine au milieu de la foret ! Ils fabriquent avec du bambou des plats, des casseroles, des batons pour les brochettes de porc... Ils cueillent des herbes sauvages domestiques parfumees. C'est un vrai spectacle ! Esperons que nos intestins tiendront le coup... La nuit est tombee. Apres une discussion tres interessante avec Samak sur l'ecologie et le tourisme (Il est d'une modernite inattendue !), nous installons notre moustiquaire et savourons le sol dur sur lequel nous devrons passer la nuit ! Nous n'avons pas oublier nos sacs de couchage dans lesquels nous nous enfermons, histoire d'eviter les fourmis rouges ou autres bestioles meconnues...

La nuit est vite passee, surtout pour KL qui a dormi comme un loir. Jerome se reveille vers 6h30, heure a laquelle les deux guides locaux sont deja partis a la peche. Ils souhaitent ramener des vivres chez eux ! Comme ecrit plus haut, les Htin manient le bambou a merveille ! Ils bouent l'eau dans cet arbre "magique" pour notre cafe qui sera lui servi dans des tasses de la meme matiere. On ne cesse de dire "It's wonderful !".

Nous redemarrons notre marche vers 9h. Pas le choix, nous sacrifions a nouveau nos chaussures pour marcher dans la riviere. KL est trempee jusqu'aux cuisses, jerome devra transporter les deux sacs pour eviter que l'appareil ne finisse a l'eau... Vive la confiance ! Nous grimpons des monts different, dont le sol est encore chaud. Le debrouissaillage vient juste de se finir. L'ascension est faigante car la chaleur est intense. Mais nous sommes tellement heureux d'avoir fait ce trek que nous marchons activement. Pas un touriste en vue depuis le debut ! Les seuls etres que nous avons rencontres sont des buffles d'eau, des grosses fourmis rouges et quelques lezards.

Nous terminons notre journee bien harasses, ravis de pouvoir enfin prendre une douche, apprecier le confort de toilettes, nous brosser les dents et surtout dormir sur un vrai lit...

Une tres belle experience. Une rencontre tres interessante avec les Htin et Samak. Des moments de vie qui ne sont pas crees pour des touristes. Un trek que nous conseillons a tous ceux qui ont envie d'authenticite !

par KL & Jérôme publié dans : Thaïlande
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Jeudi 8 mars 2007
Voici quelques modifications a apporter sur nos dates de cet ete.
Malaisie : du 13 mai au 31 juillet
Indonesie : du 1er aout au 30 septembre
Australie : depart le 1er octobre... Nous souhaitons travailler rapidement jusque noel pour renflouer notre portefeuille avant de decouvrir le pays. Mais tout reste encore a voir...
par KL & Jérôme publié dans : Itinéraire
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