Lundi 6 août 2007

Le bus de nuit de Jakarta nous a deposes au coin d'une grande avenue a Yogyakarta, qu'on appelle encore Jogja. Un Monsieur nous accompagne jusqu'au bus de la ville qui  nous conduits jusqu'au quartier  de la Jalan Malioboro. A notre descente du vieux vehicule, nous sommes pris dans la foule. Il y a des carrettes a cheval qui nous encerclent, des cyclo-pousse qui nous foncent droit dessus, des hommes du bus qui helent de nouveaux potentiels passagers et des vendeurs de batik qui nous accostent tous les deux metres.
Deja, nous sentons l'atmosphere vivante de Java, l'ile la plus peuplee de l'Indonesie. Les gens nous sourient, nous aident a trouver la bonne direction, mais nous gardons toujours un oeil a nos sacs et portefeuilles... On ne va pas se laisser voler a quelques semaines de la fin de notre periple en Asie ! C'est incroyable comme nous nous sentons repartir en voyage ici ! Surement parce qu'en Malaisie, dans tout le "confort" qu'on a pu vivre, nous avions repris un rythme plus europeen... Les habitants d'un pays en developpement nous sommes plus vivants, plus enclins a accepter leur situation. Ils gardent le sourire, bien que leur vie soit difficile. Et puis, ils vivent en dehors de chez eux, ce qui donne cette sensation de vie.

Nous avons pris nos quartiers dans une magnifique guest house mise en valeur par un artiste peintre et tenue par un staff tres sympathique. Nous nous y sentons bien et avons d'autant plus de plaisir a rester quelques jours a Jogja, histoire de profiter pleinement de toutes les activites culturelles - Jogja est la capitale culturelle de Java. Deja, nous remettons les pieds sur un site historique bouddhiste. la derniere fois, c'etait au Myanmar. Ce site, Borobudur, marque l'avenement du bouddhisme en Indonesie, et a ensuite ete abandonne lors de l'arrivee de l'hindouisme , puis de l'islam. Magnifiquement restaure, nous y passons un agreable moment, entre les stupas et les incroyables bas reliefs qui relatent les principes de la religion de Bouddha. Entre deux marches, nous passons un moment dans l'un des ateliers de batik, ce travail de cire et de peinture sur soie ou coton, ou encore dans un batiment en ruines, ou des peintres et des amateurs s'expriment sur des ombrelles. Un violoncelliste accompagne gracieusement cette nouvelle preuve que les habitants de Jogja sont tres creatifs. On nous invite a prendre les pinceaux... Dur dur que d'etre spontanes dans la creation... Nous avons egalement rencontre (comme de nombreux touristes, ne nous leurrons pas !) un createur de maronnette sur peux de buffle. Un travail minutieux qui merite le respect...

Yogja est entoure de volcans. Nous tentons prochainement une ascencion de nuit... Deja, nous sommes excites...

 

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Vendredi 3 août 2007

Nous voici de l'autre cote de l'equateur. Nous vous confirmons que le tourbillon de l'eau dans l'evier se vide dans le sens contraire des aiguilles d'une montre...


Avant de faire ce test, nous aurons mis pres de vingt-quatre heures pour rejoindre Yogyakarta, notre premiere etape, sur l'ile de Java. Arrives a Jakarta, nous filons directement a l'un des terminaux de bus. deja, nous apprenons a verifier plusieurs fois les informatins que l'on nous donne. Nous decidons d'ecouter un local, plutot que l'equipe de l'office du tourisme et nous rendons a la Ramboutan station. Quelle erreur (nous supposons..) n'avons-nous pas faite ! Nous nous retrouvons coinces pendant pres de deux heures dans les embouteillages legendaires de la capitale indonesienne. Nous arrivons enfin dans uns grande station, mais d'ou le prochain bus local ne partira pour Yojgyakarta qu'en debut de soiree... Il n'est que 16h30...

Nous comprenons rapidement que nous aurons desormais du mal a trouver la bonne information et que la barriere de la langue sera plus que jamais un handicap pour avancer aussi aisement qu'en Malaisie. Mais nous sommes sauves ! Un homme d'une cinquantaine d'annees nous aide a degoter un billet de bus, sans que nous nous fassions arnaquer pour les prix et nous remet a la police ! dans les bureaux de ses amis flics, nous serons en securite,  bien plus que dans le hall d'attente ! Ca promet... Les policiers nous accueillent gentiment et nous offrent de l'eau... Demander a boire est  l'une des seules phrases que nous ayons apprises... Cet homme, Yans, attend que nous montions dans le bus pour nous quitter. Une agreable premiere rencontre. Qui sera suivie par d'autres, notamment dans le bus ou la fumee des cigarettes nous empechent de mieux voir les enormes cafards qui rodent... Un passager nous met en garde contre les pick-pockets et nous offre notre petit dejeuner. Nous etions deja sur la voie de la prudence - nous avons ferme tous nos sacs avec un cadenas !

Deux avions et quatre bus plus tard, nous posons le spieds a Yogyakarta, la capitale culturelle de Java. Les rues embaument de cette odeur particuliere a tous les pays de l'Asie du sud-est . Celle des fruits, de la pollution, des grillades de rue, des poubelles qui trainent, de l'air humide. Nous avons l'impression d'avoir fait un bond en arriere, suite a notre sejour en Malaisie. Nous fetons les retrouvailles avec les cyclo-pousse, les vendeurs insistants, les carrioles a cheval et les billets d'argent avec tout pleins de zeros...

 

par KL & Jérôme publié dans : Indonesie
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Mercredi 1 août 2007

Demain, nos passeports seront certifies d'un nouveau visa. Nous quittons la Malaisie pour l'Indonesie, l'ultime etape a notre periple en Asie du sud-est. Les deux prochains mois seront l'occasion pour nous de nous glisser discretement dans la vie des habitants de l'ile de Java, celle de Sulawesi (anciennement appellee l'Ile des Celebes), et pour finir celles des Balinais.

Ces trois mois en Malaisie sont bien difficiles a resumer en quelques lignes, mais nous avons ete emerveilles par tant de diversites culturelles, par un environnement et une nature proteges (malgre des traficants sans scrupules...), des paysages varies. Trois mois. Nous nous sommes bien decus, croyez-nous, a ne pas avoir plus appris de mots en bahasa (qui aurait ete utile pour l"indonesie ! ), mais les malais parlant bien anglais, la flemme nous a gagnes ! Nous avons eu l'occasion dernierement de rencontrer un nouveau type de touristes : les europeens en grandes vacances, parfois avec leur tribus de marmailles. Et puis de nombreux francais sur notre route ! Le francais serait-il devenu un peu plus voyageur hihihi ?!

Nous ne realisons pas vraiment que cela fait deja neuf mois que nous sommes sur la route. Cela doit commencer a se voir, on nous pose souvent la question... Peut-etre par nos vetements devenus difformes ou decolores, notre teint de peau marque (On n'a jamais eu la peau aussi degueulasse ! Vivement qu'on se pose un peu pour un gommage et un masque reparateur !).

L'indonesie sera un retour a l'aventure "roots" ! La Malaisie offrant un certain niveau avance de developpement (notamment, au niveau des transports et des routes), nous sommes conscients que les choses seront moins simples en Indonesie... Mais nous avons hate d'y etre !

A tous, nous vous souhaitons de bonnes vacances, si elles ne sont pas encore passees... Nous poursuivons les notres !

 

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Mercredi 1 août 2007

La parc national de Bako. Notre derniere etape malaise. Une des cerises sur la gateau. La nature nous a fait une belle demonstration de ce qu'elle sait si bien faire et l'Homme nous prouve qu'il est encore capable d'en preserver ses richesses.

A seulement une heure de Kuching, ce parc n'est accessible qu'en bateau. En effet, borde par des falaises, des criques de riches mangroves,et des plages, il fait face a la Mer de Chine Meridionale. Nous imaginons qu'aucune route terrestre n'y donne acces, pour eviter toute pollution atmospherique ou sonore. Le calme regne ici, condition absolue pour observer la faune qui survit encore ici, protegee par la loi de tous les braconniers. Le parc offre la possibilite de randonner sur de multiples sentiers, a divers degres de difficultes. Un vrai plaisir ! De la mangrove aux sentiers traces dans la jungle, en passant par des hauts plateaux calcaires, nous nous regalons de quelques heures de marche quotidiennes. La vegetation est variee : sept types sur une surface de 27 km2 seulement ! Un des rares endroits au monde, ou nous pouvons retrouver autant de diversite. Sur notre chemin, nous trouverons quatre a cinq especes de plantes carnivores (Nepenthes), des grands arbres aux lianes envahissantes, des feuilles de toutes les dimensions possibles et imaginables, de la mousse qui borde les chemins de sable ou de terre, des ruisseaux d'eau rouge, impregnee de fer. Et puis toujours au bout d'un sentier, une vue resplendissante sur une plage ou sur le parc.
Lorsque nous ne sommes pas en balade, nous flanons du cote de la mangrove, a proximite des bureaux du parc. La-bas, dans cet environnement riche en vie animale et vegetale, viennent se nourrir chaque jour les probyscus, ces grands singes au gros nez et a l'estomac gonfle. Les grands males patauds, les plus petits agiles, sautent d'arbre en arbre, jusqu'a trouver les meilleurs. Ils s'y posent et squattent un moment, cueillant nonchalemment toutes les jeunes pousses, leur repas prefere. Et puis parfois, briusquement, ils s'elancent vers une autre branche, emportant la precedente au passage ! Nous aimons reperer qu loin leur pelage roux et nous rendre vers eux pour les admirer. C'est une espece endemique a Borneo, protegee. Il n'en reste que peu actuellement. En dehors de ces impressionnants primates, nous evitons soigneusement les macaques sournois, prets a bondir sur vous si par malchance vous portez un sac de nourriture sur vous. Fourbes ils le sont... Ils parviennent meme a penetrer dans les chambres ou les visiteurs logent, si par megarde la fenetre ou la porte restent ouvertes. Nous avons egalement droit a la visite des Langur argente (Silver-leaf monkeys), qui se deplacent par bande de trente a quarante, pour le plaisir de nos yeux ! La vie animale a Bako est animee... A quelques metres de notre chambre sqattent un lemurien volant, mais egalement une vipere verte venimeuse, sur un arbre. Pourvue qu'elle ne bouge pas...
Quatre jours tres agreables a Bako. Des couchers de soleil incroyables. Une serenite rare. Un endroit magique que nous recommandons a tous les amoureux de la nature.

De notre passage ici, nous nous posons toujours des milliers de questions sur la proctection des especes en voie de disparition et celle des surfaces boisees, poumons de la terre. Il est aujourd'hui bien difficile de trouver des solutions ideales, notamment dans des pays ou les populations vivent et dependent de cette nature. Nous ne sommes memes pas surs que les amendes et les quelques annees d'emprisonnement fassent peur aux braconniers. Alors deja, dans un premier temps, nous tenions a souligner le superbe travail realise par le Sarawak Forestry (qui participe a la protection de Bako, des orang-outans etc), qui nous permet humblement d'observer encore tant de vies.

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Mercredi 1 août 2007

Nous posons nos sacs a Kuching, qui nous offre la possibilite de rayonner dans ses environs. Notre passage dans la ville est l'occasion de visiter des musees tres interessants sur l'histoire du Sarawak, de ses differentes tribus et des nombreuses especes animales qui la peuplent. Le marche du week-end est egalement un passage obligatoire, malgre les fortes averses qui s'abattent quotidiennement sur la ville. Ce marche abonde de fruits et de legumes apportes par les paysans qui vivent aux alentours. Aupres de certains etals, nous humons l'odeur que degagent des poissons de toute taille (parfois, un vrai dommage ecologique...), odeur que nous fuyons tres rapidement pour retrouver celle plus agreable des plantes et des fleurs exotiques !

Apres le centre de rehabilitation des orang-outans de Semmengoh, nous nous lancons dans la visite du centre culturel du sarawak, qui offre la possibilite d'admirer tous les styles architecturaus du Sarawak. Dotee d'une vraie vie tribale, nous apprenons de maniere ludique comment les differentes minorites vivent parfois encore. Les construction en bois sont tres belles, notamment les maisons longues Iban ou Melayan. C'est un beau condense de tout ce que nous n'avons pas pu visiter depuis notre arrivee sur Borneo... Autant en profiter !

Nous prenons ensuite la direction de Sematan, un petit village de pecheurs, a plus de deux heures de Kuching. Nous nous imaginions passer des journees agreables la-bas, decouvrir une vie locale animee et de jolies plages... Il n'en est rien de cela ! C'est la loose ! Une destination-erreur, comme on sait parfois en trouver ! Le village est triste a mourir, il y a peu peu d'animation et une plage vaseuse nous permet tout de meme de nous degourdir les jambes. En plus de cette a mosphere morose, l'hotel du village est d'un standing plutot mediocre, ce qui ne nous remonte pas plus le moral. Heureusement, les habitants du coin restent gentils. Mais, nous sentons bien que nous suscitons leur curiosite. Que pouvons-nous bien faire dans ce trou paume, doivent-ils penser... Il est des jours pendant un voyage ou l'on ne peut pas tout reussir... En voici un bon exemple. Parfois, une lueur de tristesse se laisse glisser dans nos regards ou dans nos voix. Mais tres vite, nous nous rendons compte de notre chance...

Hors de question donc de s'attarder dans ce village-un-peu-fantome... Nous voila de retour a Kuching pour preparer notre prochaine viree dans le parc national de Bako.

par KL & Jérôme publié dans : Malaisie
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Mardi 24 juillet 2007

Kuching et ses environs, notre derniere etape malaise. Kuching est la ville la plus importante de de Borneo, celle aussi ou le taux de pluviometrie est l'un des plus eleves au monde. Nous sommes a quelques degres de latitude au nord de l'equateur, et ne pouvons donc echapper aux grandes averses tropicales.

Apres l'experience plutot decevante du centre de rehabilitation des orang-outans de Sepilok, nous decidons de la renouveler, mais du cote de Semenggoh, a quelques kilometres de Kuching. Le beau temps semble etre de la partie et deja, a 8h30, nous debarquons dans un centre mieux amenage, dans un cadre "naturel" plus agreable. Le droit d'entree est dix fois moins cher et nous n'avons pas a debourser un ringgit pour l'usage de notre appareil photo.
Deja, a l'approche du centre, nous voyons quelques touristes, la tete en l'air et l'air ebahi... Un de ces primates roux est deja la, au rendez-vous du petit dejeuner. En ce moment, la jungle dans laquelle lui et les autres evoluent librement n'offre pas de fruits. Ils sont donc incites a rejoindre le centre pour trouver des fruits. L'agile orang-outan, de bonne humeur, cabriole et avec agilite se faufile d'arbre en arbre. Nous sommes comme des enfants, a la vue de cet animal, qui degage une aura magique. Le centre abrite vingt-trois orang-outan, dont certains sont nes il y a peu de temps. Nous aurons la chance d'en voir au moins sept !!! Deux meres et leurs bebes, protectrices a souhait. Les guides nous deconseillent de trop les approcher. Une morsure de leur part nous vaudrait un sejour a l'hopital...  Les meres se nourrissent de leur cotes, tandis que les jeunes s'entrainent a s'elancer d'arbre en arbre plus loin. Ils sont plutot patauds, mais restent toujours plus agiles que nous ! En haut d'une haute branche, un autre orang-outan se balance, avec une amplitude impressionnante, afin de pouvoir en atteindre une autre.

Enfin, le moment magique pour nous reste l'arrivee du grand male dominant Richie. Entre deux branches feuillues, une lourde fourrure orange avance doucement vers la plateforme ou sont poses bananes, papayes et noix de coco. Il casse une lourde branche lors de son passage, tellement il doit etre imposant. Et il l'est, croyez-nous ! A deux metres de nous, fait face un enorme primate, au regard doux. Il ne lache jamais la corde (comme ses autres pairs), tendue entre un arbre et la plateforme. Elle lui permettra de se hisser pour vite fuir le danger. Il est la, nonchalant, arrachant avec vigueur l'ecorce de la noix de coco, et croquant a pleines dents dans ce fruit si dur ! Nous restons devant lui, admiratifs et heureux de voir qu'il existe encore des orang-outans qui sont proteges. Richie et les autres evoluent sur une superficie suffisante, mais ne pourront jamais vraiment sortir de ce cadre. Dehors, ils risqueraient d'etre tues par d'autres orang-outans, ou par des braconniers sans scrupules. Il y en malheureusement encore beaucoup...

par KL & Jérôme publié dans : Malaisie
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